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C R O C I N F O S

[TRIBUNE] Servir l’État dans la discrétion

[TRIBUNE] Servir l’État dans la discrétion

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Servir l'État dans la discrétion : une responsabilité envers le pays et les générations futures, prévient Yaya Fofana, pour une Côte d'Ivoire stable, unie et prospère

Par Yaya Fofana, Président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA)

Il existe des moments dans la trajectoire d’un pays où l’essentiel ne se crie pas, mais se construit.

Des moments où ce qui sauve une Nation n’est pas le bruit des discours, mais la solidité des actes. Dans ces périodes décisives, ce n’est pas la surenchère qui rassure le peuple, mais la méthode, la retenue et le sens des responsabilités.

Servir l’État n’est pas une récompense. Ce n’est pas un trophée. C’est un devoir.

Un devoir envers le pays, envers les citoyens et envers les générations futures. L’État n’a pas besoin de spectacle pour être fort ; il a besoin de femmes et d’hommes qui travaillent avec sérieux, loyauté et respect des institutions, même loin des projecteurs.


L’État est plus grand que nous tous

Il existait avant nous et il continuera après nous. Ceux qui en ont la charge doivent toujours s’en souvenir. Quand l’État est respecté, le pays tient debout. Quand l’État est fragilisé, ce sont les familles, les jeunes et les plus vulnérables qui en paient le prix.

La précipitation est mauvaise conseillère. La division affaiblit. La confrontation permanente fatigue le peuple. Ce dont le pays a besoin, ce n’est pas de cris, mais de solutions. Ce n’est pas de rivalités, mais de coordination. Ce n’est pas d’agitation, mais de travail bien fait.

La discrétion n’est pas une faiblesse. C’est une force tranquille.

C’est la capacité d’agir sans humilier, de corriger sans exposer, de décider sans diviser. Les pays qui avancent sont ceux où chacun accepte de servir là où il est utile, avec humilité, compétence et sens du devoir.


La continuité administrative est l’un des piliers de cette stabilité

Elle permet que l’école fonctionne, que l’hôpital soigne, que l’administration respecte le citoyen, quel que soit le contexte politique. Un État qui fonctionne rassure. Un État qui rassure unit.

Cette responsabilité ne concerne pas seulement les dirigeants.

Elle concerne les cadres, les agents publics, les leaders d’opinion, les chefs traditionnels, les religieux, la jeunesse, et chaque citoyen. Le respect des règles communes, la discipline républicaine et la confiance mutuelle sont le ciment de notre vivre-ensemble.

Notre histoire nous a appris que la sagesse vaut mieux que la revanche, que l’unité est plus forte que la division, et que la paix est toujours plus féconde que le désordre. Cette culture de responsabilité est une force qu’il nous faut préserver et transmettre.

Elles appellent des femmes et des hommes capables de servir l’État avec loyauté, patience et esprit de rassemblement. Car on ne prépare pas l’avenir d’un pays en l’exposant au désordre. On le prépare en le protégeant.


Servir l’État, enfin, c’est penser au lendemain

C’est travailler pour que nos enfants héritent d’un pays en paix, d’institutions solides et d’une confiance intacte entre l’État et le peuple. C’est bâtir sans bruit, mais avec conviction.

Dans ces moments importants, la responsabilité institutionnelle est notre meilleure boussole. Elle est le chemin de la stabilité, de l’unité et de l’espérance.

C’est par elle que la Côte d’Ivoire continuera d’avancer, debout, rassemblée et confiante en son avenir.


À Abidjan, le 23 décembre 2025