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C R O C I N F O S

[Affaire ‘’Jean-Christian KONAN’’] 8 plaintes et accusé d'escroquerie pour un montant de 80 millions FCFA en Côte d'Ivoire

[Affaire ‘’Jean-Christian KONAN’’]  8 plaintes et accusé d'escroquerie pour un montant de 80 millions FCFA en Côte d'Ivoire

À titre d'illustration

KONAN Andis Jean-Christian, interpellé après huit plaintes et une escroquerie de 80 000 000 FCFA, fait face à une procédure judiciaire en Côte d'Ivoire pour plusieurs infractions, incluant la diffusion de fausses informations.

Abidjan, le 20 février 2026 (crocinfos)---Le 19 février 2026, le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d'Abidjan, Kone Braman Oumar, a annoncé l'interpellation de M. KONAN Andis Jean-Christian, alias Jean Christian Konan, pour des faits d'escroquerie et de diffusion de fausses informations. Cette arrestation fait suite à huit plaintes déposées par des personnes physiques et morales. L’un des plaintes a porté sur une escroquerie d'un montant de 80 000 000 FCFA. Un mandat d'arrêt avait été décerné contre M. KONAN par le juge d'instruction du Tribunal de Première Instance de Bingerville, en raison des faits incriminés.

Après son déferrement au Parquet d'Abidjan, une information judiciaire a été ouverte, incluant plusieurs infractions, telles que le trouble à l'ordre public, la diffusion de fausses nouvelles susceptibles de nuire à l'autorité publique, la provocation à des troubles, la diffamation via des systèmes d'information, et la filouterie de résidence. Ces actes sont punis par diverses dispositions du Code pénal ivoirien, notamment les articles 179-1, 183, 184, 190, 463 et 484, qui traitent de l'escroquerie et de la diffusion de fausses informations.

Les articles 60, 65 et 70 de la loi n° 2013-451 sur la lutte contre la cybercriminalité, ainsi que l'article 90 de la loi n° 2017-867 sur la presse, sont également invoqués pour sanctionner la propagation de fausses informations, en particulier celles diffusées sur les réseaux sociaux. Ces informations, qui troublent l'ordre public, constituent une menace pour la stabilité sociale et politique du pays.

La procédure judiciaire soulève la question de la régulation de l'information en ligne, particulièrement sur les réseaux sociaux. Le Procureur a précisé que certaines publications tentent de dévier l'attention en introduisant des motifs erronés, exposant ainsi les auteurs à des poursuites judiciaires. Cette affaire souligne l'importance de maintenir la véracité des informations diffusées, surtout dans un contexte où la cybercriminalité prend une ampleur croissante.


Athanase Kangah