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Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a rencontré jeudi 15 octobre 2026 les responsables de l’Université de Bondoukou afin de renforcer la coopération en recherche, formation et innovation environnementale.
Abidjan, le 18 octobre 2026 (crocinfos.net) – L’Université de Bondoukou pourrait jouer un rôle accru dans la mise en œuvre des politiques de préservation de l’environnement et de transition écologique en Côte d’Ivoire. C’est l’une des perspectives ressortant de la rencontre entre le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, et les membres de la gouvernance de l’établissement, conduits par le professeur Sib Sié Justin, vice-président chargé de la Pédagogie et de la Vie universitaire, représentant le président de l’Université, le professeur Ouattara Djakalia.
Au cœur des échanges figurait la volonté du ministère de mobiliser davantage l’expertise universitaire pour répondre aux défis environnementaux, à travers la recherche scientifique, la formation des étudiants et le développement de solutions adaptées aux réalités locales.
Un programme de valorisation des ressources naturelles en perspective
Parmi les pistes de collaboration évoquées figure la mise en place d’un programme consacré à l’écosystème montagneux de la région. Celui-ci pourrait notamment porter sur l’inventaire des ressources naturelles et l’identification des possibilités de valorisation de leur potentiel.
Cette initiative vise à mieux documenter les richesses environnementales de la région et à favoriser leur prise en compte dans les stratégies de développement durable.
Le partenariat envisagé prévoit également la participation d’experts du ministère aux enseignements destinés aux étudiants en développement durable. Des enquêtes et des travaux de recherche pourraient être conduits conjointement par les équipes universitaires et les services techniques du ministère.
Le financement de projets étudiants figure aussi parmi les perspectives abordées, notamment dans le cadre du concours de l’innovation durable organisé par le ministère. Cette démarche entend encourager la créativité estudiantine et favoriser l’émergence de solutions concrètes face aux défis écologiques.
L’Université de Bondoukou envisagée dans la délégation ivoirienne à la COP
La coopération pourrait également s’étendre à la participation de l’Université de Bondoukou aux travaux internationaux sur le climat. À cet effet, Abou Bamba a exprimé sa volonté d’associer l’établissement à la délégation ivoirienne prenant part à la Conférence des Parties sur le climat (COP).
Cette ouverture offrirait une perspective de participation accrue des universitaires aux échanges sur les enjeux climatiques et les réponses à apporter aux défis environnementaux.
La signature d’une convention de partenariat entre le ministère et l’Université constitue, par ailleurs, une autre étape envisagée pour formaliser et structurer cette collaboration.
L’architecture durable au cœur des échanges
Une attention particulière a été accordée à l’École nationale supérieure d’architecture et d’urbanisme (ENSAU). Les discussions ont notamment porté sur la conception de modèles d’habitation économes en énergie et financièrement accessibles.
L’objectif est de favoriser une architecture durable et inclusive, capable de concilier les exigences environnementales avec les besoins des populations en matière de logement.
Cette orientation ouvre des perspectives de collaboration entre les compétences universitaires en architecture et les priorités publiques en matière de transition écologique, notamment dans la recherche de solutions adaptées aux contraintes économiques et environnementales.
Un échange direct avec les étudiants
La visite ministérielle a également permis de présenter l’Université de Bondoukou et d’explorer les possibilités de rapprochement entre l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’action publique environnementale.
Elle s’est achevée par une rencontre du ministre avec des étudiants dans leurs salles de cours, donnant lieu à un échange direct avec la communauté estudiantine.
À travers les différentes pistes évoquées, le ministère et l’Université entendent ouvrir la voie à une coopération susceptible de renforcer la recherche appliquée, de soutenir l’innovation et de contribuer à l’élaboration de réponses adaptées aux enjeux de la transition écologique.
La concrétisation de ces perspectives dépendra notamment de la formalisation du partenariat et de la mise en œuvre des projets envisagés.
Médard KOFFI