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[Accident du Bafing] L’ancien journaliste de la RTI Issa Sangaré réclame une enquête approfondie sur toute la chaîne

[Accident du Bafing] L’ancien journaliste de la RTI Issa Sangaré réclame une enquête approfondie sur toute la chaîne

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Après l’accident mortel du car Diarra Transport reliant Odienné à Yamoussoukro, Issa Sangaré Yéresso exige une enquête complète sur les contrôles routiers, les irrégularités techniques du véhicule et les responsabilités éventuelles.

ABIDJAN, 24 juillet 2026 (crocinfos)--- — L’ancien journaliste de la Radiodiffusion télévision ivoirienne, Issa Sangaré Yéresso, réclame une enquête approfondie afin d’établir toutes les responsabilités liées à l’accident mortel impliquant un car de la compagnie Diarra Transport, en provenance d’Odienné et à destination de Yamoussoukro.

Le drame, qui a coûté la vie à 39 passagers, relance le débat national sur l’efficacité des dispositifs de contrôle et de prévention des accidents de la circulation en Côte d’Ivoire.

Selon les éléments issus des premières conclusions officielles de l’enquête, le véhicule aurait circulé dans des conditions irrégulières. Le car transportait 89 passagers au lieu des 69 places autorisées. Plusieurs anomalies auraient également été relevées, notamment une surcharge de passagers et de bagages, l’absence d’assurance depuis environ un an, l’absence de visite technique valide, ainsi que des pneus non conformes et non harmonisés.

Face à ces constats, Issa Sangaré Yéresso exprime son indignation : « En Côte d’Ivoire, la sécurité routière, c’est du flafla, du hoba-hoba… C’est tout simplement scandaleux ».

L’ancien journaliste estime que la responsabilité ne peut être recherchée uniquement au niveau du conducteur ou de l’entreprise de transport. Il demande une investigation portant sur l’ensemble de la chaîne de contrôle ayant permis au véhicule de poursuivre son activité malgré les irrégularités constatées.

« Comment ce cercueil roulant à tombeau ouvert a-t-il pu, depuis un an, traverser en aller-retour tous les postes de contrôles fixes à l’entrée et à la sortie des dizaines de villes ? », interroge-t-il.

Il ajoute : « Comment cette ferraille mobile a-t-elle pu passer entre les mailles des multiples pelotons mobiles de la gendarmerie sur plus de 800 kilomètres sans être mise en fourrière ? »

Issa Sangaré Yéresso évoque la nécessité d’examiner d’éventuelles pratiques de corruption, de racket ou de défaillances professionnelles. Ces accusations devront toutefois être établies par une enquête indépendante avant toute conclusion définitive.

Il propose également la mise en place d’une structure mobile de contrôle des contrôleurs afin de renforcer la responsabilité des agents chargés de la sécurité routière.

« Si un véhicule en infraction est intercepté, les agents du poste de contrôle précédent dépassé par ce véhicule doivent également rendre compte », préconise-t-il.

Pour l’ancien journaliste, la lutte contre l’insécurité routière nécessite davantage que des campagnes de sensibilisation. Elle exige des contrôles rigoureux, une application effective des sanctions et une responsabilisation de tous les acteurs de la chaîne.

« La corruption, le racket multiformes ont la carapace dure sur nos routes et dans notre administration », conclut Issa Sangaré Yéresso, appelant à une réponse institutionnelle à la hauteur du drame vécu par les familles des victimes.


Athanase Kangah