favicon
C R O C I N F O S

[Fête du Travail 2026] L'UNATRCI réclame de meilleures conditions pour les travailleurs ivoiriens

[Fête du Travail 2026] L'UNATRCI réclame de meilleures conditions pour les travailleurs ivoiriens

légende

À l’occasion de la fête du Travail 2026, Dr Yves Kodibo, secrétaire général de la centrale UNATRCI, a appelé à un renforcement du dialogue social, à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et à une justice sociale accrue.

Abidjan, le 1er mai 2026 (crocinfos.net) – À l’occasion de la célébration du 1er mai, tenue ce vendredi sur l’esplanade de Yopougon Ficgayo, en face de Cosmos, l’Union nationale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UNATRCI), par la voix de son secrétaire général, Dr Yves Kodibo, appelle à l’amélioration des conditions de travail, à la revalorisation des salaires et au renforcement du dialogue social en Côte d’Ivoire.

À l’occasion de la célébration de la fête internationale du Travail, le 1er mai 2026, Dr Yves Kodibo a délivré un message fort en faveur de la dignité des travailleurs, de la justice sociale et du renforcement du dialogue entre les acteurs du monde professionnel.

Dans une adresse solennelle, il a tenu à rendre un hommage appuyé à l’ensemble des travailleurs ivoiriens. « Que vous soyez dans les champs, dans les usines, dans les bureaux, dans le secteur informel ou dans les services publics, vous êtes les véritables piliers de notre économie », a-t-il souligné, rappelant le rôle central du travail dans la construction nationale.

Placée sous la devise « Travail, Solidarité, Justice », cette commémoration a été l’occasion pour l’UNATRCI de dénoncer les difficultés persistantes auxquelles sont confrontés de nombreux travailleurs. Précarité de l’emploi, faiblesse des rémunérations, conditions de travail difficiles : autant de défis qui, selon la centrale, compromettent le droit à une vie décente.

L’organisation syndicale a insisté sur l’urgence d’un changement structurel. « Le travail ne doit pas être une source d’exploitation, mais un moyen d’épanouissement et de reconnaissance », a-t-elle martelé, appelant à des mesures concrètes pour améliorer le quotidien des travailleurs.

Dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et les mutations économiques et technologiques, l’UNATRCI a formulé plusieurs revendications majeures. Parmi celles-ci figurent la revalorisation significative des salaires, le respect effectif des droits syndicaux, ainsi qu’une meilleure prise en compte du secteur informel dans les politiques publiques.

La centrale a également mis un accent particulier sur l’emploi des jeunes et l’autonomisation des femmes, considérés comme des leviers essentiels pour un développement inclusif. Elle a encouragé la jeunesse à s’impliquer davantage dans les mouvements syndicaux afin de faire entendre sa voix.

S’adressant aux autorités publiques et aux employeurs, l’UNATRCI a plaidé pour un dialogue social sincère et constructif, notamment au sein des cadres institutionnels tels que la Commission consultative du travail (CCT), le Conseil national du dialogue social (CNDS) et la Commission indépendante permanente de concertation (CIPC). « Le progrès social ne peut se faire sans concertation », a insisté la centrale.

Au-delà des revendications, le message a également été empreint de mémoire et d’engagement. Une pensée a été adressée aux travailleurs ayant perdu la vie dans la lutte pour leurs droits. « Leur sacrifice nous oblige et nous inspire à poursuivre le combat avec responsabilité, courage et détermination », a-t-on rappelé.

L’UNATRCI a, en outre, réaffirmé son engagement contre toutes les formes d’injustice, notamment les discriminations et les abus de pouvoir, soulignant que « la justice n’est pas une faveur, mais un droit ».

Enfin, l’appel à la solidarité a constitué l’un des axes majeurs du discours. Dans un contexte d’inégalités croissantes, la centrale a exhorté à l’unité entre travailleurs du secteur formel et informel, du public et du privé, ainsi qu’entre les différentes générations.

La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs personnalités, dont le représentant du maire de Yopougon, l’honorable Yaya Doumbia, député de la commune.

À travers cette commémoration, l’UNATRCI réaffirme ainsi sa détermination à poursuivre la lutte pour un monde du travail plus juste, plus équitable et plus humain.

Médard KOFFI