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C R O C I N F O S

Laissons les Constitutions et les statuts de partis : Les intelligences sont rares (Propos d'observateur)

Laissons les Constitutions et les statuts de partis : Les intelligences sont rares (Propos d'observateur)

À titre d'illustration

Dans une tribune controversée, un observateur interroge la limitation des mandats en Afrique, affirmant que la volonté populaire primerait sur les textes lorsque les partis peinent à préparer une relève compétente, crédible, durable et stable.

Par Pascal Kouassi

C'est le peuple qui décide. C’est le peuple qui décide du nombre de mandats du président. Si le peuple décide, le président qui aime ce peuple et œuvre pour son bonheur ne peut rien. Le caïman hors de l'eau n'est rien. Le président Laurent Gbagbo voulait partir pour se reposer, se consacrer à sa petite famille, à ses écrits..., le peuple a décidé autrement car l'intelligence et la compétence des autres militants ne leur permettent pas de prendre la relève. le président Ouattara voulait partir, se consacrer à sa fondation ADO, son petit frère l'a supplié pour un sacrifice suprême car il a senti que la demi-douzaine de militants que son aîné a préparés ne sont pas encore aptes à relever les défis économiques, sécuritaires... le président de la RDC va terminer son deuxième mandat et partir selon la constitution, mais si le peuple le veut, à travers un référendum qu'il va organiser, il va rester pour continuer à faire le bonheur de ce peuple car, au sein de son parti, personne n'est assez compétent pour prendre le témoin. Il est bon de rappeler que la RDC (6 fois la Côte d'Ivoire, près de 100 millions d'habitants) avait eu beaucoup de peine à boucler le budget de la présidentielle 2023, qui s'élevait à 1,096 milliard de dollars, environ 600 000 000 000 (600 milliards) de FCFA. Malgré cela, on veut organiser un référendum avant la présidentielle. Vous voyez pourquoi l’Afrique peine à décoller ? Ce n'est pas notre faute : les intelligences sont rares. Alors, quand le tout-puissant nous en donne une, le peuple doit en profiter jusqu'à ce qu'il la rappelle auprès de lui.