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C R O C I N F O S

[Toulépleu /Droit de réponse d’Éric Ouloto] Des questions sans réponse

[Toulépleu /Droit de réponse d’Éric Ouloto] Des questions sans réponse

Éric-jean d'Acquin Ouloto

Le droit de réponse d’Éric-jean d'Acquin Ouloto au Nouveau Réveil ne répond pas aux questions cruciales soulevées par le maire Denis Kah Zion, laissant de nombreuses interrogations sans éclaircissements sur la gestion locale et les tensions politiques.

Abidjan (Côte d’Ivoire), le 7 mars 2026 (crocinfos)---Le 5 mars 2026, Éric-jean d'Acquin Ouloto a envoyé un droit de réponse au Nouveau Réveil, un droit de réponse qui a été publié dans l'édition du 6 mars 2026 du même quotidien. Ce document, destiné à réagir aux propos du maire de Toulepleu, Denis Kah Zion, qui avait fait l'objet de vives critiques, n'a pas apporté les éclaircissements tant attendus par l'opinion publique.

Le droit de réponse, bien que répondant formellement à l'interview de Kah Zion, ne répond pas aux questions fondamentales soulevées par le maire. Des interrogations majeures, révélatrices d'une série de tensions locales, sont restées sans réponse, laissant le débat suspendu.

La première question cruciale demeure celle de savoir si Kahiba Lambert a effectivement été évincé de son poste au profit d'Ouloto, et si une élection a eu lieu à ce niveau. Le droit de réponse ne fait aucunement mention de cette situation, laissant les habitants de Toulepleu dans l'incertitude. Une autre interrogation portant sur la désignation d’Éric-jean d'Acquin Ouloto à la place du préfet pour la remise des dons du gouvernement aux sinistrés de Toulepleu est également restée sans réponse. Le bilan de cette opération, pourtant essentiel pour évaluer la gestion de la crise, n'a pas été abordé.

Une autre question, qui fait couler beaucoup d'encre, est liée à l'attitude d'Ouloto lors de la désignation du maire. Bien que sa liste RHDP ait perdu, n’a-t-il pas, contre toute attente, voulu se dresser contre Kah Zion en refusant d’accepter sa défaite ? A-t-il approché des conseillers élus de la liste de Kah Zion pour leur proposer de l'argent en échange de leur soutien ? Et après cette nouvelle défaite, ne s'est-il pas empressé de démissionner du conseil municipal, comme le rapportent plusieurs témoins ?

Le droit de réponse n'évoque pas non plus l'histoire de l’Hôtel Mougnan, bien appartenant à la mairie, et la gestion sous contrat qui aurait été confiée à Ouloto par l'ex-maire en 1998. Où en est cet hôtel aujourd’hui ? Que sont devenus ces biens publics sous la gestion de l’actuel vice-président du conseil départemental ?

En outre, des questions sur les cyberactivistes qui attaquent Kah Zion et le couvrent d'injures sur la toile, dont l'influence semble émaner directement du staff d'Ouloto, restent sans réponse. Est-ce là une forme de manipulation de l'opinion publique ?

Le droit de réponse s’est également esquivé sur des accusations encore plus graves concernant le rôle d'Anne Désirée Ouloto-Lamizana, sœur d'Éric Ouloto, qui cumule plusieurs fonctions de poids : ministre d'État, présidente du conseil régional, députée de Toulepleu, et même coordonnatrice du RHDP dans la région. L’opinion se demande si la concentration de pouvoir dans les mains d’une seule famille ne constitue pas un abus de position dominante. Est-il légitime de voir cette même famille investir tous les secteurs clés de la vie publique de la région, jusqu’à la mairie de Toulepleu ?

Les questions restent donc suspendues. Le droit de réponse n’a pas permis de lever le voile sur les zones d’ombre de la politique locale, laissant les citoyens et les observateurs politiques dans une attente frustrante. Les réponses sont pourtant urgentes pour établir la vérité et clarifier les implications des actes politiques dans cette région du pays.


Kpan Charles