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[Riz local en Côte d’Ivoire] La JICA et le Gouvernement lancent la 3ᵉ phase du PRORIL-CAD pour améliorer la qualité

[Riz local en Côte d’Ivoire] La JICA et le Gouvernement lancent la 3ᵉ phase du PRORIL-CAD pour améliorer la qualité

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La Côte d’Ivoire veut accélérer la transformation de sa filière rizicole avec le lancement du PRORIL-CAD, nouvelle phase destinée à renforcer la qualité du riz local et réduire durablement la dépendance aux importations de riz.

Abidjan, le 9 septembre 2026 (crocinfos.net) – La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement de la production rizicole. Le Gouvernement ivoirien et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) ont procédé, mercredi 5 août 2026, au lancement officiel de la troisième phase du Projet de Promotion du Riz Local par des Chaînes d’Approvisionnement Durables (PRORIL-CAD), prévue pour la période 2027-2030.

Cette nouvelle phase a été officialisée par la signature d’un procès-verbal de discussions entre le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, représentant le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, et le représentant résident de la JICA en Côte d’Ivoire, Kato Koichi.

Capitaliser sur les acquis du PRORIL2

Le PRORIL-CAD s’inscrit dans la continuité des actions engagées à travers les précédentes phases du projet. Mis en œuvre de 2021 à 2025, le PRORIL2 avait notamment permis de renforcer le financement des acteurs de la filière, de développer des services de mécanisation durables, d’améliorer l’accès aux semences de qualité et de renforcer les capacités dans le traitement post-récolte.

Selon les autorités ivoiriennes, la première phase du programme avait principalement porté sur la promotion des bonnes pratiques agricoles, tandis que la deuxième avait davantage mis l’accent sur l’amélioration de l’accès au financement.

Avec cette troisième phase, l’ambition est désormais de franchir un nouveau palier en agissant davantage sur la qualité du riz local et la performance des chaînes d’approvisionnement.

La qualité du riz local au cœur de la nouvelle phase

Le PRORIL-CAD entend ainsi contribuer à garantir un approvisionnement régulier du marché ivoirien en riz blanchi de haute qualité. Le projet vise également à rendre la filière locale plus compétitive face au riz importé.

Pour Bernard Kini Comoé, cette ambition passe nécessairement par une action sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Le ministre délégué a notamment insisté sur la nécessité de disposer de semences performantes, de renforcer les capacités des producteurs et de poursuivre la mécanisation de la riziculture.

Il a également plaidé pour l’utilisation d’équipements modernes, adaptés aux réalités de la production et suffisamment durables pour accompagner la transformation du secteur.

« La compétitivité de la filière dépendra également de la qualité du produit final proposé aux consommateurs », a-t-il relevé en substance, soulignant l’importance d’améliorer non seulement la production, mais aussi la transformation et la commercialisation.

Bernard Kini Comoé salue l’appui du Japon

Prenant la parole lors de la cérémonie, Bernard Kini Comoé a salué l’engagement constant du Japon aux côtés de la Côte d’Ivoire dans le développement de son agriculture.

Il a exprimé la reconnaissance du Gouvernement ivoirien à la JICA pour son accompagnement technique et financier, considéré comme un levier important dans les efforts de modernisation de la riziculture nationale.

Le ministre délégué a également souligné que les différentes phases du PRORIL ont été conçues pour répondre progressivement aux principaux défis de la filière, avec pour objectif final de renforcer sa compétitivité et sa contribution à la sécurité alimentaire.

La JICA veut renforcer les partenariats avec le secteur privé

Du côté japonais, Kato Koichi a réaffirmé l’engagement de la JICA à accompagner la Côte d’Ivoire dans la modernisation de sa filière rizicole. Le représentant résident a salué la qualité des relations entre les deux pays ainsi que la solidité de leur coopération dans le secteur agricole.

Il a présenté le PRORIL-CAD comme la continuité d’un partenariat de longue date visant à améliorer durablement la chaîne de valeur du riz.

La nouvelle phase bénéficiera ainsi d’un financement japonais destiné à poursuivre les réformes engagées et à consolider les différents maillons de la filière.

Kato Koichi a par ailleurs annoncé la volonté du Japon de favoriser davantage les partenariats avec le secteur privé, en complément de la coopération publique. Cette orientation doit permettre de soutenir plus efficacement les ambitions ivoiriennes en matière de production rizicole et de sécurité alimentaire.

Des chaînes d’approvisionnement plus efficaces et résilientes

D’après la note de présentation du ministère de l’Agriculture, le PRORIL-CAD entend capitaliser sur les acquis du PRORIL2 tout en apportant des réponses aux insuffisances relevées lors de son évaluation finale.

Le projet vise notamment à rendre les chaînes d’approvisionnement du riz local plus efficaces, résilientes et adaptées aux besoins du marché.

L’objectif est de mieux connecter les différentes étapes de la chaîne de valeur, de la production à la transformation, jusqu’à la commercialisation. Cette approche doit contribuer à assurer une disponibilité régulière d’un riz local de qualité, répondant davantage aux attentes des consommateurs ivoiriens.

Vers une réduction de la dépendance aux importations

À travers le PRORIL-CAD 2027-2030, la Côte d’Ivoire entend poursuivre ses efforts pour réduire progressivement sa dépendance aux importations de riz.

Au-delà de la souveraineté alimentaire, le projet doit également contribuer à améliorer les revenus et les perspectives économiques des producteurs, transformateurs et autres acteurs de la chaîne de valeur.

À terme, le Gouvernement ambitionne de faire du riz produit localement une denrée suffisamment compétitive, accessible et conforme aux exigences de qualité, capable de répondre durablement à la demande nationale et de renforcer la contribution de la filière rizicole à la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire.

Médard KOFFI