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C R O C I N F O S

[Médias/France] Georges-Eden Bobia et Taki Bouanzi annoncent leur retrait de l'UJIF

[Médias/France] Georges-Eden Bobia et Taki Bouanzi annoncent leur retrait de l'UJIF

Georges-Eden Bobia, vice-président du comité ad hoc dit unifié...

Georges-Eden Bobia et Taki Bouanzi, membres fondateurs de l'Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF), annoncent leur retrait pour défendre l'honneur de la corporation face à une crise interne sans précédent.

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 13 mai 2026 (crocinfos) – Ce jour, Georges-Eden Bobia, vice-président du comité ad hoc dit unifié, et Taki Bouanzi, journaliste et directeur de publication d'Enquête Média, ont cosigné une déclaration de retrait, en réponse à la crise profonde qui secoue l'Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF). Leur démarche, motivée par des principes de transparence, de probité et de respect des textes fondateurs, vise à défendre l'honneur de la corporation et à dénoncer des pratiques contraires à l'esprit même de l'UJIF.

L'UJIF, née en 2007 d'une ambition noble de solidarité professionnelle entre les journalistes ivoiriens vivant en France, traverse une période de turbulences institutionnelles. Le mandat de son premier président, Clément Yao, bien qu’ayant été limité statutairement, s’est prolongé au-delà des prévisions, engendrant une série de manœuvres qui ont alimenté un mécontentement croissant au sein des membres. Son successeur, Jean-Paul Oro, n’a pas su redresser la barre et l’organisation a sombré dans une paralysie, exacerbée par un bureau devenu quasi-inactif et un climat de désillusion générale.

Face à ce coma institutionnel, une frange de membres a décidé de réagir en réécrivant les textes fondateurs et en convoquant une assemblée générale extraordinaire prévue pour mai 2026. Cependant, cette tentative de redressement a été rapidement minée par l’entrée en scène de personnalités extérieures au journalisme, à l’image de Me Akassimadou, avocat, dont l'implication dans le processus de réforme a soulevé des questions légitimes sur la direction de l'UJIF.

...et Taki Bouanzi, journaliste et directeur de publication d'Enquête Média, ont cosigné une déclaration de retrait de l'UJIF


Cette situation a conduit à l'encaissement de cotisations exceptionnelles de 40 euros, somme qui ne figure dans aucun des textes fondateurs de l’organisation.

C'est dans ce contexte de confusion et de dérive que Georges-Eden Bobia et Taki Bouanzi, fidèles aux principes qui ont guidé la création de l'UJIF, ont décidé de se retirer publiquement du processus. Leur décision, loin d'être un abandon, est un acte de dignité et de responsabilité. Ils soulignent que la guerre des clans et les règlements de comptes internes ne doivent pas occulter l’objectif fondamental de l’UJIF : œuvrer pour l’unité, la solidarité et l’intégrité des journalistes ivoiriens.

"Ce retrait est un geste qui, au-delà des personnes, vise à préserver l'honneur de la corporation et à appeler à la restauration des valeurs qui ont fondé notre organisation", déclarent-ils. Ils insistent sur la nécessité d’un respect scrupuleux des statuts, d’une gestion transparente et d’une action qui reflète l’unité de la profession, loin des dérives politiques et personnelles qui la gangrènent actuellement.

En concluant leur déclaration, Bobia et Bouanzi annoncent leur détermination à défendre leur honneur et celui de l’UJIF, et se réservent le droit d'engager toutes les actions nécessaires pour restaurer la crédibilité de l'organisation et protéger son avenir. L'UJIF, concluent-ils, mérite mieux que de sombrer dans les manigances et le discrédit.


Athanase Kangah