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À Abidjan, des sociétaires du BURIDA accusent l’ex-dirigeant Gadji Céli de mauvaise gestion présumée impliquant deux milliards de FCFA et exigent des explications sous 72 heures, menaçant de saisir la justice si aucune réponse satisfaisante
Abidjan, le 30 mai 2026 (crocinfos.net) — Des sociétaires du Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA) exigent des explications à Gadji Céli sur une présumée disparition de 2 milliards FCFA et lui donnent 72 heures avant une action en justice.
BURIDA : vive tension autour d’accusations de 2 milliards FCFA contre Gadji Céli
Une vive polémique secoue le secteur des droits d’auteur en Côte d’Ivoire. Des sociétaires du BURIDA ont publiquement interpellé l’ancien responsable de l’institution, Gadji Céli, au sujet d’une présumée disparition de près de deux milliards de francs CFA.
Réunis le vendredi 29 mai 2026 au Centre culturel d’Abobo, artistes, comédiens et membres sociétaires ont exprimé leur indignation. Le collectif, conduit par le porte-parole Akowé (Nestor Eboua), affirme que cette situation serait liée à la gestion de la période post-crise de l’institution, marquée par de lourdes tensions financières.
Selon les explications avancées par les sociétaires, une dette estimée à environ quatre milliards de francs CFA avait été annoncée à l’époque, poussant les artistes à consentir d’importants sacrifices, notamment des renoncements partiels à leurs droits d’auteur pour sauver la structure.
Mais aujourd’hui, les mêmes acteurs disent découvrir de nouvelles incohérences. Ils affirment que certains prélèvements auraient continué malgré ces sacrifices, tandis qu’un audit et plusieurs assemblées générales auraient évoqué un trou financier estimé à deux milliards de FCFA.
Pour les membres du collectif, cette situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs artistes vivraient dans une grande précarité. Ils évoquent des créateurs malades, sans couverture sociale ni assistance, malgré leurs contributions à la culture ivoirienne.
« Cet argent n’appartient ni à l’État ni à une personne privée. C’est l’argent des artistes ivoiriens », a martelé Akowé, appelant à des explications claires et publiques.
Face à ces accusations, les sociétaires ont fixé un ultimatum de 72 heures à Gadji Céli afin qu’il apporte des clarifications détaillées sur cette gestion contestée. Passé ce délai, ils annoncent leur intention de saisir la justice.
Par ailleurs, le collectif a interpellé la ministre de la Culture, Françoise Remarck, afin qu’elle s’implique dans la gestion de ce dossier sensible, qui relance le débat sur la gouvernance des structures de gestion des droits d’auteur en Côte d’Ivoire et les conditions de vie des artistes.
Médard KOFFI