SEM Alassane Ouattara. Ph. Archives
Dans son message à la nation du 31 décembre 2025, le président Alassane Ouattara a annoncé une intensification de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme pour renforcer la sécurité financière nationale.
Abidjan, 31 décembre 2025 (crocinfos)---Depuis octobre 2024, la Côte d'Ivoire figure sur la "liste grise" du Groupe d'Action Financière (GAFI), une situation qui a des implications majeures pour son système financier et son image internationale. Cette liste regroupe les pays qui n'ont pas pleinement mis en œuvre les recommandations du GAFI en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux (LBC) et le financement du terrorisme (CFT). En réponse à cette situation, le président Alassane Ouattara, dans son message à la nation du 31 décembre 2025, a annoncé une intensification des efforts pour renforcer la lutte contre ces fléaux financiers. Cette déclaration marque une étape importante dans l'engagement de la Côte d'Ivoire à se conformer aux standards internationaux.
Parmi les principaux éléments que la Côte d'Ivoire doit intégrer, on retrouve la mise en place d'un cadre législatif et institutionnel solide, la mise en œuvre de mesures de vigilance renforcées pour les institutions financières, et la coopération efficace avec les autres nations dans la lutte contre les flux financiers illicites. L'inscription sur la liste grise implique des risques pour le pays, notamment un accès limité aux financements internationaux et une perte de confiance des investisseurs.
Les recommandations du GAFI, qui servent de référence mondiale pour la régulation financière, imposent des obligations strictes aux pays pour surveiller et contrôler les flux financiers suspects. Parmi les principaux éléments que la Côte d'Ivoire doit intégrer, on retrouve la mise en place d'un cadre législatif et institutionnel solide, la mise en œuvre de mesures de vigilance renforcées pour les institutions financières, et la coopération efficace avec les autres nations dans la lutte contre les flux financiers illicites. L'inscription sur la liste grise implique des risques pour le pays, notamment un accès limité aux financements internationaux et une perte de confiance des investisseurs.
L'intensification de la lutte annoncée par le président Ouattara doit se traduire par une réforme substantielle du système bancaire et financier. Cela inclut la modernisation des outils de surveillance et de détection des transactions suspectes, la formation des acteurs financiers, et la révision des mécanismes de gouvernance. Une coopération renforcée avec les organisations internationales et les pays voisins est également essentielle pour éviter que les efforts nationaux ne soient contournés par des acteurs transnationaux.
Pour sortir de la liste grise et restaurer sa crédibilité, la Côte d'Ivoire doit montrer des progrès tangibles dans l'application des recommandations du GAFI. Ce processus exige une volonté politique continue, des investissements dans les capacités institutionnelles et un engagement à long terme pour une régulation efficace et transparente.
Sériba Koné