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C R O C I N F O S

[Côte d’Ivoire /Affaire Dali Séné Alain Patrick] Me Youssouf Meité : « Il existe trop de zones d'ombre dans ce dossier »

[Côte d’Ivoire /Affaire Dali Séné Alain Patrick] Me Youssouf Meité : « Il existe trop de zones d'ombre dans ce dossier »

Maître Youssouf Meité, du Cabinet Dagbo Pierre, conseil de Dali Séné Alain

Après plusieurs renvois, le délibéré dans l'affaire Dali Séné Alain Patrick est fixé au 31 mars 2026. Me Youssouf Meité souligne les zones d'ombre persistantes dans ce dossier.

Abidjan, le 25 mars 2026 (crocinfos)---Après les reports successifs du 12, du 19 et du 24 mars, il faudra attendre le 31 mars 2026 à 14h30 (sauf en cas de nouveau renvoi) ‘’pour la production de certains documents par les banques et la comparution de leurs représentants légaux’’, en vue du délibéré dans l'affaire Dali Séné Alain Patrick. Lors de cet entretien, Maître Youssouf Meité, du Cabinet Dagbo Pierre, conseil de Dali Séné Alain, lève un coin du voile sur cette affaire. « Il existe trop de zones d'ombre dans ce dossier », révèle-t-il.


Quelle explication donnez-vous au fait que le président du CNPP-CI réclame son argent à Ecobank, alors que c'est contre Dali Sené qu'il a déposé sa plainte ?

Le CNP-PPP (Ndlr : Comité National de Pilotage des Partenariats Public-Privé) n’a pas seulement porté plainte contre Dali Sené, sa plainte visait également la BACI, notamment la conseillère clientèle, Mme Ndiaye, qui a effectué le décaissement des fonds à Ecobank. Le comité réclame son argent à Ecobank, car c'est cette institution qui a remis les 429 millions de francs à des individus inconnus, lesquels ont ensuite disparu dans la nature. De surcroît, la banque, en tant que personne morale, dispose d'une plus grande solvabilité que Dali Sené, personne physique.


Quelle analyse faites-vous de ce troisième report du délibéré ?

Je nourris des espoirs de relaxe pour Dali Sené, non pas en raison de notre qualité de conseil, mais en raison des faiblesses notables du dossier.

Non, l'enquête n'a pas permis d'identifier les auteurs du retrait des 429 millions FCFA à Ecobank. Les documents ainsi que les noms des structures présentés à la BACI pour effectuer le virement à Ecobank étaient tous falsifiés. Il en est de même des pièces remises à la banque pour le retrait.


À ce jour, la justice a-t-elle identifié celui qui a retiré physiquement l’argent et avec quelle pièce ?

Non, l'enquête n'a pas permis d'identifier les auteurs du retrait des 429 millions FCFA à Ecobank. Les documents ainsi que les noms des structures présentés à la BACI pour effectuer le virement à Ecobank étaient tous falsifiés. Il en est de même des pièces remises à la banque pour le retrait. Ce qui demeure particulièrement étonnant, c’est que les caméras de surveillance n’ont pas permis d’identifier les auteurs ; il semble que celles-ci n’aient pas été exploitées de manière adéquate.


Quel message adressez-vous à votre client et à tous ceux qui attendent enfin le délibéré ?

Je leur adresse un message d’espoir. J’ai foi en ce que la justice fera preuve de sagesse, en rendant une décision conforme au droit pénal, où le juge ne doit condamner que lorsque la culpabilité des prévenus est établie hors de tout doute raisonnable. Comme le disait Voltaire : « Il vaut mieux libérer un coupable que de condamner un innocent ». Il existe trop de zones d'ombre dans ce dossier.


Propos recueillis via whatsapp par KONE Sériba