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[Anyama-Ahouabo] Affaire des 629 hectares : Mory Soumahoro et les propriétaires coutumiers livrent leur version

[Anyama-Ahouabo] Affaire des 629 hectares : Mory Soumahoro et les propriétaires coutumiers livrent leur version

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À Anyama-Ahouabo, Mory Soumahoro et des propriétaires coutumiers ont présenté, le 23 septembre 2026, leur version d’un différend foncier avec le promoteur Touré Ahmed Bouah, contestant plusieurs affirmations sur les terres concernées dans la zone.

Anyama, le 27 septembre 2026 (crocinfos.net) – Le différend foncier opposant le promoteur immobilier Touré Ahmed Bouah, PDG de SOPHIA SA, à Mory Soumahoro, directeur général d’ESTP, ainsi qu’à plusieurs propriétaires coutumiers d’Anyama-Ahouabo, connaît un nouvel épisode. Réunis le mercredi 23 septembre 2026, Mory Soumahoro et les représentants des familles concernées ont apporté des précisions sur leur lecture du dossier et contesté plusieurs affirmations relatives aux terres en cause.

Un différend foncier aux versions contradictoires

Au cœur des échanges figure notamment la question d’un éventuel accord portant sur 629 hectares. Mory Soumahoro conteste l’existence d’un tel accord avec Touré Ahmed Bouah. Il soutient également que le document d’arrêté de concession définitive (ACD) qui lui avait été remis concernait une superficie de 346 hectares, et non de 629 hectares. Selon son témoignage, cette parcelle aurait par la suite été attribuée à des entreprises publiques.

Le directeur général d’ESTP a par ailleurs tenu à distinguer deux dossiers fonciers. Il explique avoir travaillé pour le compte de SOPHIA SA sur un site situé à Anyama 4 Croix. Son intervention à Anyama-Ahouabo, en revanche, aurait été effectuée à la demande de la famille Affou Mambo, avec l’aval de la chefferie locale. Selon lui, cette distinction est essentielle pour comprendre la nature et le contexte de son intervention dans la zone.

Les propriétaires coutumiers contestent certaines affirmations

Propriétaire terrien, Affou Mambo Thomas a, pour sa part, livré sa version des discussions engagées autour des terres familiales. Il reconnaît que des échanges avaient eu lieu avec Touré Ahmed Bouah au sujet de ces parcelles. Il affirme toutefois que les familles concernées n’auraient pas perçu les sommes qui auraient été convenues.

Selon son témoignage, les propriétaires avaient alors sollicité Mory Soumahoro afin qu’il procède à l’aménagement des cinq hectares qui leur restaient. Il présente ainsi cette intervention comme le résultat d’une démarche entreprise par les propriétaires coutumiers eux-mêmes.

Le chef Djoman, chef de quartier à Anyama-Ahouabo, a également apporté son témoignage. Il affirme que l’ancien chef du village, Asso Asso Jean Firmin, n’avait délivré aucun document à Touré Ahmed Bouah. Il conteste également que ce dernier dispose de terres dans la zone concernée.

La question des 629 hectares soulève, selon lui, une autre interrogation. Le périmètre évoqué serait suffisamment vaste pour englober notamment le village d’Anyama-Ahouabo. Il estime donc nécessaire de clarifier avec précision les limites géographiques de la superficie revendiquée.

Les documents au cœur du différend

À travers leurs différentes prises de parole, Mory Soumahoro et les propriétaires coutumiers entendent répondre aux reproches formulés à leur encontre et apporter des éléments visant à contester certaines versions du dossier.

Mory Soumahoro met notamment en avant la différence entre les 346 hectares correspondant, selon lui, au document d’ACD qui lui avait été remis, et les 629 hectares évoqués dans le cadre du différend.

De leur côté, les propriétaires coutumiers demandent que soient produites les pièces permettant d’établir l’existence, le contenu et la portée des éventuels accords portant sur ces superficies. Ils attendent notamment la présentation des documents, reçus, signatures et autres pièces susceptibles d’étayer les différentes prétentions foncières.

La clarification des limites foncières attendue

Le dossier demeure marqué par des versions contradictoires. Chaque partie avance ses explications, ses documents et ses témoignages. Dans ce contexte, l’examen des pièces foncières et la clarification des limites des parcelles apparaissent comme des éléments déterminants pour retracer les faits et préciser l’étendue des droits revendiqués sur les terres d’Anyama-Ahouabo.

KGN