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C R O C I N F O S

[Crise à l’UNJCI] Le Collectif des journalistes retire sa plainte et appelle à l’unité de la corporation

[Crise à l’UNJCI] Le Collectif des journalistes retire sa plainte et appelle à l’unité de la corporation

Le Collectif des journalistes pour le respect des textes de l’UNJCI

Après plusieurs semaines de tensions autour du processus électoral de l’UNJCI, le Collectif des journalistes pour le respect des textes annonce le retrait de sa plainte, privilégiant l’apaisement et l’unité de la corporation.

Abidjan, le 05 mars 2026 (crocinfos.net) – Le Collectif des journalistes pour le respect des textes annonce le retrait de sa plainte au pénal après plusieurs médiations, ouvrant la voie à une sortie de crise et à l’organisation du 12ᵉ Congrès électif.

La crise qui secoue l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) pourrait connaître un tournant décisif. Dans une déclaration officielle, le Collectif des journalistes pour le respect des textes de l’UNJCI annonce sa décision d’engager les démarches nécessaires pour retirer sa plainte au pénal, au nom de l’apaisement, de la cohésion et de la confraternité au sein de la corporation.

Selon le Collectif, cette décision intervient après plusieurs initiatives de médiation et une évolution notable du dossier ayant motivé la saisine judiciaire. Depuis le début de cette crise, explique l’organisation, sa démarche n’a jamais été animée par un esprit de revanche, mais plutôt par la volonté de faire respecter les textes qui régissent l’UNJCI.

« Notre action visait exclusivement la préservation des règles et des principes qui fondent le fonctionnement de notre organisation », souligne la déclaration.

Le rôle déterminant des médiateurs

Le Collectif tient à saluer l’implication de plusieurs acteurs ayant contribué à ouvrir un cadre de dialogue entre les différentes parties. Au premier rang de ces médiateurs figurent les past-présidents de l’UNJCI, qui ont pris l’initiative d’engager des discussions pour éviter une fracture durable au sein de la faîtière des journalistes ivoiriens.

Dans ce processus, Lance Touré, désigné émissaire des anciens présidents de l’organisation, a joué un rôle central. Dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 février, des échanges approfondis ont eu lieu entre les différentes parties.

Selon le Collectif, ces discussions franches ont permis d’exposer les motivations de leur démarche et de mieux comprendre les préoccupations des uns et des autres. Lance Touré aurait également plaidé avec insistance pour un retrait de la plainte, mettant en avant les valeurs de pardon, de responsabilité collective et de cohésion professionnelle.

Son approche, axée sur le dialogue et la recherche du consensus, a contribué à instaurer un climat favorable à une sortie de crise par le haut.

Le Collectif a également salué l’engagement constant de Marie-Laure N’Goran, à la tête de la Team MLN. À travers plusieurs rencontres et échanges téléphoniques, elle aurait multiplié les appels à la décrispation, invitant les protagonistes à privilégier la confraternité et à éviter l’enlisement judiciaire.

Son rôle dans la médiation, combiné à celui du Conseil des sages et de l’Intersyndical, a été déterminant dans l’évolution de la situation.

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, est également cité parmi les acteurs ayant facilité un cadre de discussion entre les différentes parties impliquées dans ce différend.

Une décision qui change la donne

Un autre élément majeur a contribué à faire évoluer la situation : la décision de la Commission paritaire relative à la carte professionnelle.

Selon le Collectif, l’annulation de la carte CIJP de Franck Ettien par cette instance constitue une clarification importante dans ce dossier. Cette décision, estime l’organisation, conforte la position qu’elle défendait depuis le début de la crise.

Elle a ainsi permis de replacer le débat sur le terrain institutionnel et d’ouvrir la voie à un règlement plus apaisé du différend.

Le Collectif souligne par ailleurs que cette décision a des implications directes sur la candidature de Franck Ettien et de sa liste, qui se retrouveraient invalidées au regard des textes régissant l’UNJCI.

Un choix « de responsabilité »

Face à ces évolutions et aux multiples appels à l’apaisement, le Collectif affirme avoir fait le choix de privilégier l’intérêt supérieur de la presse ivoirienne.

« Ce choix n’est ni un renoncement ni une faiblesse. C’est un acte de maturité et de responsabilité », insiste la déclaration.

Pour les membres du Collectif, la priorité demeure désormais la préservation de l’unité de la corporation et la restauration d’un climat de confiance au sein de l’UNJCI.

Vers la tenue du 12ᵉ Congrès électif

Dans cette perspective, le Collectif formule plusieurs recommandations pour permettre une sortie durable de la crise.

Il appelle notamment à la saisine du juge afin de permettre l’organisation du 12ᵉ Congrès électif de l’UNJCI dans les plus brefs délais. Il préconise également la mise en place d’un comité ad hoc chargé de conduire le processus électoral dans la transparence et la sérénité.

Enfin, le Collectif demande l’invalidation officielle de la candidature de Franck Ettien et de sa liste, conformément aux textes de l’organisation.

Au-delà des divergences, les signataires de la déclaration réaffirment leur attachement au respect des règles, à la transparence et à la vérité. Ils rappellent également que la solidité d’une organisation professionnelle repose sur sa capacité à surmonter ses crises par le dialogue.

« L’UNJCI est notre maison commune. Nous faisons le choix de l’apaisement et de l’unité », conclut la déclaration signée par Etienne Narcisse Atta, porte-parole principal du Collectif et membre du Congrès de l’UNJCI.

Médard KOFFI