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Lauréat du Prix national d’excellence 2026, Diomandé Brahima voit son entreprise passer de deux cars en 2019 à une quarantaine, avec des ambitions dans le transport et l’intégration sous-régionale.
Abidjan, le 3 octobre 2026 (crocinfos.net) – De deux cars en 2019 à une flotte d’une quarantaine de véhicules,Société Diomandé Service (SDS) poursuit sa croissance dans le transport ivoirien. Son promoteur, Diomandé Brahima, a reçu le Prix national d’excellence 2026 du meilleur promoteur de l’intégration africaine, une distinction qui accompagne l’expansion de l’entreprise en Côte d’Ivoire et dans la sous-région. Dans un entretien accordé vendredi 2 octobre au siège de l’entreprise, son gestionnaire-administrateur, Diaby Aboubacar Sidick, revient sur cette reconnaissance, l’évolution de SDS et ses ambitions.
Monsieur le Gestionnaire administrateur, pouvez-vous nous retracer le parcours de Diomandé Service (SDS) depuis sa création ?
Diaby Aboubacar Sidik : Je suis Diaby Aboubacar Sidick, gestionnaire administrateur de Société Diomandé Service (SDS), une entreprise spécialisée dans le transport de personnes et de marchandises. Nous sommes implantés à Abidjan et desservons principalement le grand Ouest ivoirien, notamment Daloa, Duékoué, Man, Touba et Danané, ville natale de notre fondateur, Diomandé Brahima, lauréat du Prix national d’excellence 2026 du meilleur promoteur de l’intégration africaine.
En quelle année SDS a-t-elle été créée, dans quelles circonstances est-elle née et quel parcours l’entreprise a-t-elle réalisé jusqu’à ce jour ?
Diaby Aboubacar Sidick : SDS Côte d’Ivoire a vu le jour en 2019 sous l’impulsion de notre PDG. Il a répondu à l’appel lancé à la diaspora pour venir investir en Côte d’Ivoire. À cette époque, il était installé au Gabon, où il dirige également SDS Gabon, spécialisée dans la location de gros porteurs.
Nous avons commencé avec seulement deux cars. Nous sommes donc partis du bas de l’échelle et, aujourd’hui, notre flotte compte une quarantaine de véhicules.
Notre particularité est d’acquérir des cars de dernière génération pour les mettre à la disposition du grand public. Il faut respecter notre clientèle et lui offrir de bonnes conditions de voyage. L’amélioration du réseau routier ivoirien ces dernières années nous permet également de proposer ce type de véhicules.
Le Prix national d’excellence 2026 intervient donc dans cette trajectoire de développement. Que représente-t-il pour vous ?
Diaby Aboubacar Sidick : Le prix vient couronner tout un effort. Ce sont des sacrifices au quotidien, c’est du travail. Nous voulons améliorer le service de transport et rendre plus professionnel un secteur qui était largement marqué par l’informel.
C’est notre tâche, notre défi et ce à quoi nous nous attelons chaque jour. Dieu merci, nous avons obtenu ce prix, qui est pour nous comme une sorte de rampe de lancement. Il nous oblige encore davantage à aller de l’avant.
Quel sentiment cette reconnaissance a-t-elle suscité chez Diomandé Brahima et ses collaborateurs ?
Diaby Aboubacar Sidick : C’est, comme pour tout être humain, une satisfaction non seulement pour lui-même, mais également pour l’équipe qui l’accompagne au quotidien.
Il nous a appelés, réunis et félicités. Il a dédié ce prix au travail que nous abattons. Il dit, en imageant son rôle, que lui, comme un maestro, essaie d’harmoniser tous les instruments pour produire un son le plus harmonieux possible.
Pour nous, cette reconnaissance est donc aussi celle d’une équipe qui travaille chaque jour à faire progresser SDS.
Ce Prix national d’excellence était-il attendu ?
Diaby Aboubacar Sidick : Je dirais qu’il ne s’y attendait pas. Mais quand tu as la tâche, tu peux t’attendre à tout. Pour Monsieur Diomandé Brahima, nous suivons les élans de l’âme au travail. Le ciel seul est notre limite.
Il faut également souligner qu’il avait déjà reçu plusieurs prix. Le dernier en date est le Prix national d’excellence, décerné le 6 août 2026, à la veille de la célébration de l’indépendance de notre pays.
Il avait notamment reçu, il y a environ deux ans, le prix du meilleur transporteur et plusieurs autres prix dans l’Ouest ivoirien.
Cette reconnaissance nationale intervient alors que SDS poursuit son expansion sous-régionale. Où en êtes-vous ?
Diaby Aboubacar Sidick : Au-delà de la Côte d’Ivoire, nous relions plusieurs pays de la sous-région. Nous desservons la Guinée, où nous avons des gares de base, le Liberia, la Sierra Leone et le Ghana. Bientôt, nous irons également au Bénin.
Cette expansion s’inscrit dans notre volonté de développer un transport plus professionnel et de contribuer à la mobilité des populations dans l’espace sous-régional.
Votre PDG est également annoncé sur d’autres fronts. Que pouvez-vous nous dire ?
Diaby Aboubacar Sidick : Je peux révéler qu’il est nominé pour recevoir deux prix panafricains : celui de meilleur transporteur et celui de meilleur promoteur immobilier ivoirien. La cérémonie est prévue le 16 octobre à l’Ivotel, au Plateau.
Concernant l’immobilier du PDG, je ne suis toutefois pas la voix autorisée pour vous en parler.
La sécurité routière constitue un enjeu majeur dans le transport. Quelle est votre approche ?
Diaby Aboubacar Sidik : La sensibilisation est quotidienne. Nous avons un responsable qui coache tous les chauffeurs et qui est chargé de les sensibiliser au quotidien.
Le gouvernement fait également sa part à travers la sensibilisation et les mesures coercitives, notamment la vidéo-verbalisation. De notre côté, nous constatons une tendance à la baisse du montant des pénalités payées.
Cela nous encourage à poursuivre nos efforts pour améliorer les comportements de nos conducteurs et renforcer la sécurité des passagers.
SDS revendique également un impact sur l’emploi. Quelle est la situation ?
Diaby Aboubacar Sidick : SDS Côte d’Ivoire devrait compter environ 200 emplois directs, auxquels s’ajoutent les emplois indirects.
Nous nous attelons à parfaire notre travail. C’est une œuvre humaine, donc les imperfections sont inhérentes à cette œuvre. Mais nous voulons donner le meilleur de nous-mêmes.
Le PDG, Diomandé Brahima, travaille également à doter l’entreprise de commodités de dernière génération, afin que nous n’ayons pas à envier les sociétés transnationales ou multinationales. Il faudrait que nous soyons une référence en matière de transport, aussi bien dans le domaine de la flotte que dans celui du service après-vente.
Quelles sont vos priorités après ce Prix national d’excellence 2026 ?
Diaby Aboubacar Sidick : SDS doit d’abord se doter d’une gare répondant aux normes internationales, puisque nous faisons de l’international. Nous voulons également accompagner nos salariés afin qu’ils puissent s’épanouir dans leur travail.
À court et à long terme, nous voulons renforcer notre flotte, parce que la démographie ivoirienne est galopante. Il faut disposer d’une flotte suffisamment conséquente et performante pour répondre aux besoins de la population.
La clientèle devient aussi de plus en plus exigeante. Un car non climatisé, l’esprit ivoirien de 2026 n’arrive plus à l’imaginer.
Le travail doit certes être un moyen de se développer, mais il doit aussi être le socle sur lequel on arrive à s’épanouir. Chez nous, on veut lier l’utile à l’agréable. SDS est une famille.
Quel message adressez-vous aux employés et aux clients de SDS ?
Diaby Aboubacar Sidick : Le message est à deux volets. Aux employés, nous demandons d’être courtois, parce que rien ne vaut la courtoisie. Même lorsqu’on est dans son droit, une voix qui vient vous apaiser peut permettre de pardonner et de résoudre une situation.
À la clientèle et à la population, nous demandons également un peu plus de tolérance. Il peut arriver qu’il y ait des manquements dans l’exercice de nos fonctions. L’essentiel est de pouvoir les reconnaître et de travailler à améliorer constamment nos services.
Propos recueillis par Médard KOFFI