Chantal D. Fanny (Pdte du Bureau des Femmes Parlementaires de CEDEAO), un exemple de femmes battantes . Ph. Archives
En 2025, Chantal D. Fanny, Clarisse Slaha Kayo Mahi, Namizata Sangaré et Guéi Singa Mireille incarnent le leadership féminin en Côte d'Ivoire, alliant humilité, défense des droits humains, et engagement pour l’unité et la solidarité.
Abidjan, 6 janvier 2026 (crocinfos)---En 2025, Chantal D. Fanny, Clarisse Slaha Kayo Mahi, Namizata Sangaré et Guéi Singa Mireille sont des femmes qui incarnent le leadership féminin. Certaines s’appuient sur l'union et l’humilité d’autres sur la défense des droits humains en Côte d'Ivoire. Regard sur ces dames de l’ombre.
Mme Chantal D. Fanny, un leadership humble et inspirant à la présidence de l'ECOFEPA
Chantal D. Fanny (Pdte du Bureau des Femmes Parlementaires de CEDEAO)
La Vénérable Chantal D. Fanny, Vice-présidente du Sénat de la République de Côte d'Ivoire, a été élue, le samedi 06 décembre 2025, présidente du Bureau des Femmes Parlementaires de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (ECOFEPA). Cette élection témoigne de son leadership exceptionnel et de la confiance qu’elle inspire dans le milieu politique, tant au niveau national qu’international. Toutefois, ce succès remarquable n’a pas été sans obstacles, et le parcours de cette grande personnalité se distingue non seulement par ses compétences, mais également par un sens profond de l’humilité et de l’écoute des autres.
Malgré son statut éminent, Chantal D. Fanny incarne l'humilité de manière exemplaire. Elle n’hésite jamais à abaisser son égo pour reconnaître ses erreurs, et ce, même devant ses subordonnés. Une telle attitude, rare dans les sphères politiques où les rapports de pouvoir dominent souvent les échanges, révèle une grande force intérieure. C’est par cette humilité qu’elle parvient à maintenir des relations authentiques, loin des rivalités et des tensions qui minent souvent les carrières politiques. Ses collaborateurs et employés apprécient cette sincérité, car elle ne se laisse jamais emporter par la vanité ou l’arrogance, mais reste fidèle à un principe fondamental : l’humilité face aux autres.
Cette posture d’humilité se reflète aussi dans sa vie personnelle et spirituelle. En effet, la Vénérable Chantal D. Fanny trouve sa force dans sa foi profonde, nourrie par l'exemple de la Vierge Marie. Elle considère que seul Dieu peut guider ses actions et l’aider à accomplir ses projets. "Dans la vie d’une personne, seule la grâce de Dieu compte sur tout ce qu’il entreprend", affirme-t-elle souvent, soulignant ainsi l’importance de la dimension spirituelle dans la réussite personnelle et professionnelle. Cet engagement spirituel la protège des vicissitudes de la politique, des critiques et des attaques qu’elle subit parfois de ses proches, issus du même camp politique. Malgré les rumeurs et les tentatives de déstabilisation, elle reste sereine, fidèle à ses principes et ne se laisse pas déstabiliser par les adversités.
Le leadership de Chantal D. Fanny repose également sur son écoute attentive des autres. Très présente sur les réseaux sociaux, elle y partage régulièrement son quotidien avec sa communauté, s'efforçant de maintenir un lien direct et authentique avec ses concitoyens. Cette ouverture à l'autre, cette capacité à se rendre accessible, est une marque de sa profonde humilité. Elle ne se considère pas comme une élite inaccessible, mais comme une représentante du peuple, attachée à ses racines et préoccupations.
Dans ses discours et ses actions, elle rend hommage à ceux qui l’ont soutenue, notamment le Président Alassane Ouattara, qu’elle considère comme un père et dont elle reconnaît le rôle primordial dans son élection. En effet, dans un geste de reconnaissance, elle a d’abord dédié son succès au leadership du Président de la République, avant de saluer le soutien indéfectible de son époux et de sa famille, tant sur le plan personnel que professionnel. Ce geste témoigne de son sens du devoir et de sa gratitude envers ceux qui, au quotidien, la soutiennent dans ses engagements.
Mme Chantal D. Fanny tient à exprimer sa profonde gratitude envers ses consœurs de la CEDEAO qui l’ont plébiscitée, témoignant ainsi d’une amitié fraternelle qu’elles ont su développer et d’une solidarité forte et un lien d'entraide entre femmes qu’elles espèrent pouvoir renforcer pour garantir un avenir prometteur aux femmes dans tous les domaines de compétences, en particulier en politique.
Clarisse Slaha Kayo Mahi, une figure emblématique de l'union et du partage
Clarisse Slaha Kayo Mahi (PCA NPSP-CI)
Originaire du Tonkpi sud, précisément de Guiamapleu, Mme Clarisse Slaha Kayo Mahi est une juriste de formation qui incarne avec brio le sens de l'union et du partage de son expérience politique. En tant que Présidente du Conseil d'Administration (PCA) de la Nouvelle PSP-CI (NPSP-CI), elle s'est distinguée par son engagement sans faille en faveur de la promotion des femmes en politique.
Avec une générosité et une ouverture d'esprit remarquables, Mme Kayo Mahi tend toujours la main à ses sœurs, les forme politiquement et les encourage à suivre leur propre chemin. Les dernières générations de femmes politiques, bien connues du Tonkpi-Sud, que nous ne pouvons citer ici, sont autant de témoignages vivants de son influence positive et de son impact sur la scène politique du Tonkpi.
Malgré les critiques et les incompréhensions, Mme Kayo Mahi a toujours refusé de répondre aux attaques et a préféré se concentrer sur son travail. Très pieuse, elle a fait de la Mecque et tire sa force dans la prière intense et son sens du partage, comme le recommande le Chef de l'État, Alassane Ouattara.
Femme de l'ombre, Mme Kayo Mahi ne jure que par le travail à lui confié par l'État ivoirien. Elle reste et le directeur général de la NPSP-CI restent ouverts aux journalistes pour l'accès à l'information d'intérêt public et aux documents publics, témoignant ainsi de leur engagement en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance.
Avec une expérience riche et une attitude exemplaire, Mme Clarisse Slaha Kayo Mahi est une source d'inspiration pour les femmes du Tonkpi et de la Côte d'Ivoire entière. Son histoire est un témoignage éloquent de la force de l'union et du partage, valeurs qui lui sont chères et qu'elle continue de promouvoir avec conviction.
Namizata Sangaré, une voix ivoirienne forte pour les droits de l’Homme
Namizata Sangaré (Présidente du CNDH)
Mme Namizata Sangaré s’impose aujourd’hui comme l’une des personnalités les plus influentes dans le domaine de la promotion, de la protection et de la défense des droits humains en Côte d’Ivoire et au-delà. En tant que Présidente du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) de Côte d’Ivoire, elle combine expertise, leadership et engagement pour faire progresser les valeurs fondamentales qui fondent toute société démocratique.
Un parcours engagé au service des droits humains
Née d’une longue implication dans la société civile, Mme Sangaré a développé une solide expertise en matière de droits humains, avec près de 25 ans d’expérience dans des actions de terrain et des initiatives structurantes. Avant de prendre la tête du CNDH, elle fut notamment présidente-fondatrice de l’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire, une association œuvrant pour l’autonomisation des femmes et la sensibilisation aux droits fondamentaux.
Elle occupe la présidence du CNDH depuis avril 2019, après avoir dirigé la Commission nationale des droits de l’Homme de Côte d’Ivoire. L’institution, sous sa direction, est devenue une Autorité administrative indépendante conforme aux principes internationaux des droits de l’Homme.
Une présidence marquante à l’AFCNDH
Sur le plan international, Mme Sangaré a été élue Présidente de l’Association Francophone des Commissions Nationales des Droits de l’Homme (AFCNDH), un réseau institutionnel francophone rattaché à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). À ce titre, elle représente les institutions nationales des droits humains de plus de 30 pays francophones, contribuant à renforcer les interactions, les capacités institutionnelles et les actions conjointes dans tout l’espace francophone.
Son mandat est fondé sur une vision claire : renforcer l’efficacité collective des institutions nationales, encourager l’accréditation internationale des structures membres, et soutenir la gestion des processus électoraux dans une optique de respect des droits humains.
La défense des droits au cœur de l’action nationale
Sur le plan national, Mme Sangaré ne ménage aucun effort pour garantir que les droits humains soient intégrés dans tous les aspects de la vie publique ivoirienne. Elle a insisté sur l’inclusion des droits humains dans les processus électoraux, rappelant que l’exercice des droits civils et politiques, tels que le droit de vote, est une pierre angulaire de toute démocratie.
Sous sa conduite, le CNDH a mis en place des mécanismes d’observation et de sensibilisation à travers tout le pays, déployant notamment des observateurs et des programmes éducatifs pour prévenir les violations et renforcer la participation citoyenne.
De plus, l’institution produit régulièrement des rapports exhaustifs sur l’état des droits humains, offrant des analyses critiques et constructives sur des thèmes allant de l’accès à la justice à la liberté d’expression, en passant par la lutte contre les violences basées sur le genre.
Une influence internationale reconnue
Au-delà de l’espace francophone, Mme Sangaré s’est imposée comme une actrice respectée sur la scène internationale. Elle participe à des échanges de haut niveau, à des programmes de formation internationaux, et représente la Côte d’Ivoire auprès de réseaux mondiaux de défenseurs des droits humains. Son travail contribue à ancrer davantage le pays dans les normes universelles des droits humains, tout en offrant une plateforme d’échange pour les institutions nationales.
Distinctions et reconnaissance
Son engagement lui a valu plusieurs distinctions, notamment des honneurs nationaux et internationaux, ainsi que des reconnaissances pour sa contribution à la paix et à la justice sociale.
À la fois au plan national et international, Mme Namizata Sangaré porte avec brio la question des droits de l’Homme. Par son leadership à la tête du CNDH et de l’AFCNDH, elle incarne la défense des libertés, la promotion de la dignité humaine et le renforcement des institutions démocratiques. Sa vision et son action contribuent quotidiennement à faire progresser les droits fondamentaux, faisant d’elle une figure incontournable des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire et dans l’espace francophone.
GUEI Singa Mireille ou l’union et "Le Bon Ton", une inspiration de leadership et de dignité
Mireille Guéï (Députée réélue de la Nation)
Mme GUEI Singa Mireille, candidate du RHDP, a remporté brillamment sa réélection en tant que députée de Biankouma, avec un score impressionnant de 79,84 %, soit 11 743 voix, le 27 décembre. Cette victoire, obtenue dans la circonscription électorale du Tonkpi-Nord, qui regroupe les sous-préfectures de Biankouma, Blapleu, Kpata et Santa, marque un tournant significatif dans le paysage politique de la région. Fille du regretté Général Robert GUEI, figure emblématique de la politique ivoirienne, Mme GUEI Singa Mireille incarne un leadership fort, unité et dignité, des valeurs héritées de son père, dont le principe fondamental du "bon ton" continue de guider ses pas. Le "bon ton", concept qu’elle chérit et applique dans sa vie publique et privée, consiste à vivre dans le respect de l’autre et dans une intégrité sans faille.
Dans son discours après la victoire, Mme GUEI Singa Mireille a affirmé son engagement à œuvrer pour l’unité de son peuple. Dans un contexte politique fréquemment marqué par la division, elle reste fidèle aux enseignements de son père, qui l’a toujours encouragée à promouvoir la paix, l’écoute et la coopération. "Nous sommes condamnés à nous unir pour offrir à notre circonscription un développement économique, social, culturel et environnemental. Cela ne peut se faire que dans l’union et l’entente, malgré les divergences politiques", a-t-elle déclaré. Ces paroles résonnent comme un appel à l'unité au-delà des clivages politiques, une position courageuse et salutaire dans un environnement où les fractures partisanes peuvent parfois faire obstacle à la progression collective.
‘’Nous sommes condamnés à nous unir…’’
Elle n’a pas manqué de souligner que cette victoire était le fruit du travail acharné du RHDP et de la vision clairvoyante du Président Alassane Ouattara. "Ma victoire est celle du RHDP sous la vision éclairée de notre père à tous, SEM Alassane Ouattara", a-t-elle précisé, rendant hommage à la direction que le Président a donnée au pays, permettant ainsi à de nombreux leaders, comme elle, de s’épanouir et de contribuer au développement de la nation.
Le parcours de Mme GUEI Singa Mireille, marqué par son rôle de secrétaire particulière auprès de son mentor, El Hadj Abdallah Toikeusse Mabri, lui a permis d'acquérir une expérience précieuse en matière de rigueur et de diplomatie. Ces compétences, essentielles dans le monde politique, sont aujourd’hui au cœur de sa propre démarche et de son engagement pour la circonscription de Biankouma, le Tonkpi-Nord. Elle a pu observer de près le travail de son mentor, dont la sagesse et la capacité à naviguer dans les complexités politiques l’ont profondément inspirée.
Croyante et animée d’une foi profonde, Mme GUEI Singa Mireille trouve sa force dans la prière. "Je tire ma force d'Allah, à qui j’ai toujours confié ma mission", confie-t-elle avec une humilité touchante. Malgré les épreuves, les calomnies et les obstacles, elle persiste dans son engagement sans faillir, affirmant que le véritable leadership réside non dans les batailles partisanes, mais dans l’unité, le respect et l’amour du peuple.
Au-delà des victoires électorales, Mme GUEI Singa Mireille incarne la quintessence du "bon ton", un modèle de dignité, de calme et de persévérance. Dans une politique souvent marquée par l’âpreté des luttes, elle offre une vision différente, axée sur la construction collective et le bien-être du peuple. Elle a conclu ses propos en remerciant chaleureusement Dr Albert Toikeusse Mabri, Président du conseil régional du Tonkpi, Gl Vagondo Diomandé, ministre de l’Intérieur, Dr Dely Mamadou, son directeur de campagne, ainsi que tous les cadres, filles et fils du Département de Biankouma, qui ont contribué, par leurs efforts, à la réussite de cette campagne. En elle se résume la promesse d’un avenir où l’unité et la cohésion du peuple primeront toujours sur les divisions.
Par Kpan Charles