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[Région du Bounkani ]GôGô (Téhini) sans ambulance depuis un an la population lance un SOS

[Région du Bounkani ]GôGô (Téhini) sans ambulance depuis un an la population lance un SOS

GôGô (Téhini) sans ambulance depuis un an la population lance un SOS

Privée d’ambulance depuis plus d’un an, la population de GôGô, dans la sous-préfecture de Téhini, appelle les autorités et les bonnes volontés à restaurer urgemment les capacités d’évacuation et d’accueil du centre de santé local.

BOUKANI, 22 août 2026 (crocinfos)---À GôGô (sous‑préfecture de Téhini, Bounkani), l’unique ambulance mis à disposition par le conseil régional est hors d’usage depuis plus d’un an, ce qui prive la population d’un moyen fiable d’évacuation vers les centres de référence, a indiqué vendredi , Ouattara Alassane , Animateur radio à Téhini. Faute d’ambulance opérationnelle, les transferts vers Doropo, Téhini ou Bouna se font de façon ponctuelle et souvent avec des véhicules non adaptés, ce qui accroît les risques pour les cas graves, en particulier les urgences obstétricales et les traumatismes. « ce véhicule, qui jouait le rôle d’ambulance, est en panne depuis plus d’un an ; depuis, c’est la débrouillardise ». rapporte Ouattara Alassane .

Le centre de santé de GôGô souffre également de carences matérielles et structurelles qui compliquent la prise en charge des urgences. L’absence de clôture expose l’établissement aux intrusions d’animaux et pose des problèmes d’hygiène et de sécurité. Le manque de logements pour le personnel entraîne une moindre disponibilité des soignants et fragilise la permanence des services. Pour les populationslocales ,des équipements supplémentaires sont nécessaires pour renforcer la capacité du centre.

Les habitants reconnaissent néanmoins certains apports récents du conseil régional du Bounkani sous la présidence de Hien Philippe, notamment des chantiers scolaires, des installations d’adduction d’eau potable et des dons de matériel roulant. Ils regrettent toutefois l’absence d’un suivi technique adéquat, qui aurait permis l’entretien régulier de l’ambulance et la durabilité des services fournis.

Face à cette situation, la population lance un appel aux cadres départementaux, aux ressortissants du Bounkani ainsi qu’aux acteurs publics et privés pour une intervention rapide : réparation ou remplacement du véhicule d’évacuation et amélioration des conditions d’accueil du centre de santé. « Nous en appelons aux bonnes volontés, aux cadres et aux autorités locales pour nous aider. Nous souffrons ; la prise en charge des femmes enceintes et des enfants devient de plus en plus critique », a supplié Aïssata Hien.

Parmi les priorités identifiées par les interlocuteurs locaux figurent la restauration du service d’ambulance, la mise en place d’une clôture autour du centre et la construction de logements pour le personnel, mesures jugées essentielles pour réduire les risques sanitaires et assurer une réponse efficace aux situations d’urgence. Ils préviennent qu’en l’absence d’une intervention rapide et coordonnée, la prolongation de la panne de l’ambulance et les insuffisances du centre de santé continueront à exposer des vies.


François M’BRA, correspondant régional