Décès accidentel d’un éléphant par électrocution à M’Bengué
À M’Bengué, un éléphant a été retrouvé mort par électrocution après avoir heurté une ligne électrique à Tiétougou. Les autorités appellent à renforcer la sécurité des infrastructures et la protection de la faune sauvage.
– Les autorités appellent à une responsabilité partagée pour la protection de la faune
ABIDJAN (Côte d’Ivoire), 5 juillet 2026 (crocinfos)---La Direction de la Faune et des Ressources Cynégétiques informe l’opinion publique du décès accidentel d’un éléphant survenu dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 juillet 2026, aux environs de 22 heures, à proximité du village de Tiétougou, dans le département de M’Bengué.
Selon les premières constatations techniques et les témoignages recueillis sur place, l’incident est intervenu sous une forte pluie. L’animal, en déplacement dans une zone d’exploitation rizicole, aurait heurté un poteau supportant une ligne électrique destinée à l’alimentation du village, provoquant sa chute. Le contact ultérieur avec des câbles à haute tension au sol, dans un contexte de décharge électrique active, a entraîné l’électrocution mortelle du pachyderme.
Dès la survenance des faits, les autorités administratives locales ont saisi les services compétents du Ministère des Eaux et Forêts. Une équipe technique a été immédiatement déployée sur le terrain afin de procéder aux constatations d’usage, sécuriser la zone en coordination avec les services techniques concernés et assurer la prise en charge sanitaire et environnementale de la dépouille.
Conformément aux procédures applicables à la gestion des grands mammifères sauvages en milieu anthropisé, l’inhumation de l’animal a été réalisée à proximité du site, sous la supervision des autorités administratives, notamment le Sous-Préfet central de M’Bengué, M. Kouadio Didier Lavisse, dans le respect des normes environnementales en vigueur.
Sur le plan juridique et réglementaire, cet incident met en lumière la nécessité de renforcer la sécurisation des infrastructures électriques situées dans ou à proximité des corridors écologiques. Le Ministère des Eaux et Forêts rappelle que la protection de la faune sauvage repose sur une obligation de vigilance partagée entre les gestionnaires d’infrastructures publiques, les collectivités territoriales et les populations riveraines. Une évaluation technique complémentaire des installations concernées pourrait être envisagée afin de prévenir tout risque similaire.
Le Ministère salue la réactivité des autorités administratives, des services techniques et des communautés locales dans la gestion de cet événement. Il exhorte, en outre, les populations riveraines à renforcer leur vigilance et à signaler sans délai toute présence d’animaux sauvages ou tout incident impliquant des espèces protégées aux services compétents.
Dans un contexte de cohabitation croissante entre activités humaines et faune sauvage, le Ministère réaffirme son engagement pour la préservation des écosystèmes et la protection des espèces protégées.
« Ensemble, protégeons notre faune et nos forêts ».
Athanase Kangah