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À l’occasion de l’Assomption, Yaya Fofana, président du Mouvement des Forces d’Avenir, appelle les Ivoiriens à préserver la fraternité, l’unité nationale et la cohésion sociale, tout en rejetant les divisions religieuses, ethniques et régionales durables.
ABIDJAN, 15 août 2026 (crocinfos) – Le président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), Yaya Fofana, a invité, samedi, les Ivoiriens à faire de la fraternité, du respect des différences et de l’unité nationale des principes permanents de la vie publique, dans une déclaration publiée à l’occasion de la fête de l’Assomption.
S’adressant à l’ensemble de la communauté chrétienne et particulièrement aux fidèles catholiques de Côte d’Ivoire, Yaya Fofana leur a adressé ses vœux de paix, d’espérance et de communion.
Pour le président du MFA, l’Assomption, au-delà de sa portée religieuse, constitue une invitation au recueillement, à l’humilité, au service et à la protection de la dignité humaine.
Dans sa déclaration, il insiste particulièrement sur la responsabilité des traditions religieuses dans la préservation de la cohésion sociale, estimant qu’elles doivent demeurer des « forces d’apaisement, de solidarité et de rapprochement ».
Yaya Fofana met en avant la coexistence entre chrétiens, musulmans et fidèles d’autres confessions en Côte d’Ivoire. Il présente cette cohabitation quotidienne dans les quartiers, les écoles, les lieux de travail et les familles comme un acquis national à protéger.
« Nous pouvons prier différemment sans cesser de nous aimer comme des frères », affirme-t-il, appelant à une société dans laquelle ni la religion, ni l’origine ethnique ou régionale ne deviennent des facteurs de discrimination ou de suspicion.
Un appel particulier à la jeunesse
Le responsable politique exhorte également la jeunesse ivoirienne à rejeter les discours fondés sur les divisions religieuses, ethniques et régionales.
« Nos identités sont nos racines. La République est notre maison commune », soutient-il, en rappelant que l’appartenance à une même Nation doit prévaloir dans l’espace civique et républicain.
Sur le plan institutionnel, cette position rejoint le principe constitutionnel d’égalité des citoyens et l’exigence de neutralité de l’État à l’égard des convictions religieuses. Dans une République laïque, la liberté de conscience doit ainsi pouvoir s’exercer sans discrimination, tout en préservant l’ordre public et la cohésion nationale.
Yaya Fofana estime par ailleurs que le développement d’un pays ne saurait être mesuré uniquement à ses infrastructures ou à ses performances économiques. Il juge nécessaire d’y associer la confiance entre citoyens, la culture de la paix et la capacité à construire un destin commun.
Le président du MFA a également exprimé sa solidarité envers les familles éprouvées, les malades, les personnes vulnérables, les personnes privées de liberté ainsi que celles confrontées à la précarité ou à l’isolement.
Il a enfin rendu hommage aux responsables religieux engagés dans la médiation, l’éducation et la consolidation de la paix.
Pour Yaya Fofana, la responsabilité de la génération actuelle est de transmettre aux enfants « une Côte d’Ivoire plus fraternelle », dans laquelle les différences ne deviennent jamais des fractures.
« Il n’y aura pas de grande Côte d’Ivoire sans une grande fraternité ivoirienne », conclut-il, avant de souhaiter une bonne fête de l’Assomption aux chrétiens et d’appeler à l’unité nationale, à la concorde et à la stabilité.
Athanase Kangah