légende
À Daoukro, le FICAD 21 a démarré le 28 mars 2026, réunissant des milliers de festivaliers. Son commissaire général, Olivier Akoto, met en avant son impact économique et son rôle dans le développement local.
Daoukro, le 30 mars 2026 (crocinfos.net) – La 21e édition du Festival International de la Culture et des Arts de Daoukro (FICAD) a levé le rideau ce samedi 28 mars 2026, placée sous le thème « Culture et Art face aux menaces et avantages de l’Intelligence Artificielle ».
Des milliers de festivaliers, venus des quatre coins de la Côte d'Ivoire, ont vibré au rythme du patrimoine culturel des régions de l'Iffou et du Moronou, en présence des autorités traditionnelles et administratives locales.
Dans son allocution, le commissaire général du FICAD, l’honorable Olivier Akoto, a présenté le festival comme une vitrine idéale pour la promotion des arts, de la culture et de la cohésion sociale. Au-delà des couleurs culturelles et artistiques, il s'agit d'un rendez-vous économique majeur : « Le FICAD, c’est cent mille visiteurs pendant toute la période de la célébration, c’est cinq cents chambres d’hôtels archi-combles pendant une semaine à Daoukro, le FICAD c’est cinq cents emplois directs pendant la période de célébration... Cela pour vous dire que le FICAD a un impact socio-économique et financier sur les populations », a-t-il martelé.
Cette édition promet dix jours de festivités intenses : expositions d'artisanat, spectacles de danse et de musique, concours de masques, ainsi que des ateliers de formation pour les jeunes talents.
Le maire de la commune de Daoukro, le Pr. Djè Koffi Aubin, a exprimé sa satisfaction et encouragé le comité d’organisation pour son engagement et sa contribution au développement local.
Représentant le Conseil régional du Moronou, le 1er vice-président Stéphane Kouabena a témoigné sa profonde reconnaissance à l’honorable Olivier Akoto pour l’honneur fait à sa région. « Les régions du Moronou et de l’Iffou sont liées par des liens séculaires, une culture commune et une vision partagée pour l’émergence de leur territoire », a-t-il déclaré.
Invitée d’honneur, la tribu Anohou, représentée par une imposante délégation, a rayonné par sa prestance et sa représentativité. Le porte-parole de Nanan Koffi 1er, chef de cette tribu, a salué les liens de fraternité entre les deux peuples et l’importance de la culture dans le développement des régions : « La culture n’est pas un ornement dans le développement, mais son outil le plus puissant. Ce festival rappelle à chacun d’où il vient et ce qu’il doit laisser comme héritage ».
Le ministère de la Culture et de la Francophonie, représenté par son conseiller technique Mermoz Konan, a exprimé sa satisfaction et salué les innovations de cette édition : « C’est un événement majeur au niveau de la région de l’Iffou. Aujourd’hui, de nouvelles activités sont intégrées, et chaque année nous notons de grandes innovations... C’est aussi ça la particularité du FICAD ».
Le préfet du département de Daoukro, préfet de la région de l’Iffou, Claude Djiké a salué la maturité et le professionnalisme atteints par le FICAD : « Je porte un regard positif sur cet événement parce que de 2004 à ce jour, il y a eu un bond qualitatif. Je souhaite bon vent au FICAD, qu’il soit au premier plan des festivals en Côte d’Ivoire ».
Pendant ces dix jours, le FICAD 21 sera rythmé par des performances live, des concerts avec des artistes du terroir et des artistes tradimodernes, des concours de beauté et de littérature, ainsi que des expositions.
Le festival se poursuit jusqu’au 6 avril 2026.
François M’BRA II, envoyé spécial