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À l’approche de la Journée mondiale du cœur, le Dr Adouéni Katché Valéry recommande 150 minutes d’activité physique hebdomadaire pour prévenir les maladies cardiovasculaires et encourager des habitudes de vie plus saines.
Abidjan, le 29 septembre 2026 (crocinfos.net) – Le Programme national de lutte contre les maladies métaboliques et de prévention des maladies non transmissibles (PNLM) préconise la pratique régulière d’une activité physique pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires.
Son directeur coordonnateur, le Dr Adouéni Katché Valéry, a rappelé cette recommandation lors d’une randonnée pédestre organisée samedi 26 septembre 2026 au Parc national du Banco, en prélude à la Journée mondiale du cœur, célébrée le mardi 29 septembre à Anyama, autour du thème « Utiliser votre cœur pour agir ».
Selon le responsable, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande 150 minutes d’activité physique par semaine, réparties en plusieurs séances, notamment trois séances de 50 minutes ou cinq à six séances de 30 minutes, selon les capacités physiques de chacun.
Il a souligné que l’activité physique constitue, avec une alimentation équilibrée, l’un des principaux moyens d’agir sur les facteurs de risque modifiables des maladies non transmissibles.
Sédentarité et alimentation, des facteurs de risque à surveiller
Le Dr Adouéni Katché a expliqué que les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies respiratoires chroniques et les cancers partagent plusieurs facteurs de risque, dont certains peuvent être réduits grâce à l’adoption de bonnes habitudes de vie.
Il a notamment évoqué la sédentarité et les mauvaises habitudes alimentaires, qui figurent parmi les facteurs sur lesquels les populations peuvent agir au quotidien.
À l’inverse, certains facteurs, comme l’âge et l’hérédité, ne peuvent être modifiés. « Les facteurs de risque qui ne sont pas modifiables, il y a l’âge, il y a l’hérédité », a-t-il relevé, insistant sur l’importance de la prévention.
Le dépistage, un moyen de prévenir les complications
Au-delà de l’activité physique et de l’alimentation, le directeur coordonnateur du PNLM a mis l’accent sur l’importance du dépistage précoce.
Il a rappelé que l’hypertension artérielle et le diabète peuvent évoluer sans symptômes apparents, exposant les personnes concernées à des complications lorsqu’ils ne sont pas détectés et pris en charge à temps.
Il a ainsi invité les populations à se faire dépister régulièrement afin de connaître leur état de santé et de bénéficier, si nécessaire, d’une prise en charge adaptée.
Le responsable a également exhorté chacun à pratiquer une activité physique régulière, adaptée à ses capacités, et à privilégier une alimentation équilibrée pour préserver sa santé cardiovasculaire.
Une randonnée pour sensibiliser les populations
La randonnée pédestre organisée au Parc national du Banco a constitué un cadre de sensibilisation aux maladies cardiovasculaires et à l’importance de l’activité physique.
La matinée a débuté par un échauffement collectif, suivi de séances de sensibilisation à la prévention des maladies cardiovasculaires et de conseils nutritionnels.
Les participants ont ensuite pris part à différents parcours de randonnée et de vélo tout-terrain (VTT), adaptés aux personnes du troisième âge, aux enfants, aux amateurs et aux sportifs expérimentés.
Des séances de fitness et de zumba, des animations dans l’espace santé ainsi que des actions de sensibilisation ont également ponctué cette activité, avant un moment de convivialité autour de rafraîchissements, de sandwiches et de fruits.
Les maladies cardiovasculaires, un enjeu majeur de santé publique
En Côte d’Ivoire, les maladies cardiovasculaires toucheraient environ 30 à 40 % des adultes et figureraient parmi les principales causes de mortalité liées aux maladies non transmissibles, selon les chiffres communiqués dans le cadre de cette sensibilisation.
À travers cette initiative, le PNLM entend encourager les populations à adopter des comportements favorables à la santé, notamment la pratique régulière d’une activité physique, une alimentation équilibrée et le recours au dépistage.
Médard KOFFI