Une vue du PPEF d'Abidjan
Au PPEF, le parquet a requis cinq ans de prison et 50 millions FCFA contre un homme accusé d’avoir usurpé l’identité de PFO pour escroquer des demandeurs d’emploi à Abidjan.
ABIDJAN, 25 juin 2026 – Cinq ans de prison ferme et 50 millions de francs CFA d’amende ont été requis jeudi devant le Pôle pénal économique et financier contre un homme poursuivi pour avoir utilisé frauduleusement le nom de l’entreprise PFO afin d’escroquer des demandeurs d’emploi.
Selon l’accusation, le prévenu se présentait comme un intermédiaire capable de faciliter des recrutements au sein de la société. Il aurait utilisé les noms et les identités de certains responsables de PFO pour rendre ses propositions crédibles.
Les candidats devaient effectuer des dépôts d’argent avant de se rendre sur un site de l’entreprise à Dabou, à l’ouest d’Abidjan, pour de prétendues formalités d’embauche. Une fois sur place, ils découvraient qu’aucun recrutement n’avait été organisé.
Face à l’accumulation des plaintes, PFO a saisi les services de police. Les investigations ont conduit au prévenu, qui a reconnu les faits qui lui sont reprochés, selon les déclarations faites à l’audience.
Le ministère public estime constituées les infractions de faux et usage de faux, d’escroquerie et de blanchiment de capitaux. Il a demandé au tribunal de condamner le prévenu à cinq ans d’emprisonnement ferme et à 50 millions de francs CFA d’amende.
La société PFO, constituée partie civile selon les éléments présentés à l’audience, n’était pas représentée lors des débats et n’a pas formulé de demande de réparation devant le tribunal.
Le jugement a été mis en délibéré au 9 juillet 2026. Jusqu’au prononcé de la décision, le prévenu demeure présumé innocent.
Info Fernand Dédeh