Donald Trump, le président américain
Les subventions américaines jouent un rôle clé dans l’influence mondiale des États-Unis, assurant leur domination sur la scène internationale. Cet article explore l’impact de ces financements sur les institutions mondiales et la politique mondiale.
Les subventions américaines : un levier d’influence mondiale pour asseoir domination et suprématie sur les États !
Par Ange DJENI, journaliste et analyste politique.
Après les deux guerres mondiales, qu’a connue la planète et l’instauration de la guerre froide, matérialisée par la bipolarisation du monde autour de deux grandes puissances, les États-Unis d’Amérique et l’Union soviétique la scène internationale est entrée dans une nouvelle ère de rivalités.
Celles-ci reposaient essentiellement sur l’influence politique, économique et stratégique.
C’est dans ce contexte qu’a été créée l’Organisation des Nations unies (ONU), accompagnée de ses structures spécialisées, avec pour mission de garantir la paix, la sécurité internationale collective et la coopération internationale.
Les vainqueurs des grandes guerres ont également instauré un cercle restreint de puissances dominantes, communément appelé le « G5 », composé des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.
Cette instance dispose d’un pouvoir considérable, notamment le droit de veto.
Ce mécanisme est souvent perçu comme un pacte de non-agression entre les cinq États les plus puissants de la planète, leur conférant un pouvoir décisif sur les questions de paix et de guerre, au détriment des pays non représentés au sein de cette Institution.
À la création de l’ONU en mai 1945, de nombreux pays francophones avaient pour principal interlocuteur diplomatique la France. Toutefois, très rapidement, la question du financement des Institutions internationales s’est imposée comme un enjeu central.
Depuis leur création, les États-Unis d’Amérique se sont imposés comme le principal bailleur de fonds des Institutions internationales. Plus de 50 % du budget de certaines agences onusiennes provient du contribuable américain.
Cette réalité a été vivement remise en question lors du premier mandat présidentiel de Donald Trump. Homme d’affaires avant d’être homme politique, le président issu du Parti républicain a privilégié une logique économique et financière, souvent au détriment du prestige diplomatique américain.
Sous son administration, plusieurs subventions américaines ont été retirées à des structures spécialisées de l’ONU, mettant en difficulté leur fonctionnement. Paradoxalement, afin de préserver le rayonnement des États-Unis dans le monde, de nombreux philanthropes et milliardaires américains ont pris le relais en apportant des contributions financières importantes, permettant à ces organisations de poursuivre leurs missions au service des populations mondiales.
Depuis leur création, les États-Unis d’Amérique se sont imposés comme le principal bailleur de fonds des Institutions internationales. Plus de 50 % du budget de certaines agences onusiennes provient du contribuable américain.
Déjà, le Général de Gaulle qualifiait l’ONU de « machin ». Aujourd’hui, la réduction ou le retrait des financements par certains États membres met davantage en lumière les faiblesses structurelles de l’organisation, malgré son rôle majeur dans le développement humain, l’aide humanitaire et la stabilité internationale.
Par ailleurs, les déclarations et attitudes du locataire de la Maison-Blanche ont profondément modifié les relations internationales. Des partenaires et alliés historiques se sont parfois sentis humiliés ou marginalisés. Pourtant, ces mêmes puissances ont longtemps mené des combats communs afin de défendre leurs intérêts et d’asseoir leur domination à travers le monde.
Des tribunes internationales telles que le G7 et le G20 illustrent également cette influence américaine.
En pratique, les États-Unis jouent un rôle déterminant dans le choix des pays invités à ces sommets prestigieux. L’accréditation à ces rencontres devient ainsi un instrument diplomatique, accordé selon la volonté du président américain en exercice, sans réelle concertation avec les autres membres.
Malgré la présence d’autres puissances internationales, il est difficile de nier la domination des États-Unis sur la scène mondiale.
Le Président américain dispose d’une marge de manœuvre considérable, parfois avec ou sans l’aval des Nations unies, du Congrès ou du Sénat.
L’arrestation d’un président vénézuélien par l’armée américaine, suivie de son extradition sans mandat d’arrêt international délivré par une juridiction compétente, et sans intervention notable de l’ONU au nom de la souveraineté nationale, illustre cette réalité : les grandes puissances agissent souvent selon leurs propres intérêts.
Comme le chante l’artiste engagé Tiken Jah Fakoly, « le monde est partagé ».
La paix internationale demeure aujourd’hui menacée par les grandes puissances en général, et par les États-Unis d’Amérique en particulier. Une situation paradoxale, car ceux qui devraient être les garants de la stabilité mondiale en deviennent parfois les principaux facteurs de déséquilibre.
Telle semble être la loi des relations internationales, les plus forts imposent leur volonté aux plus faibles.