favicon
C R O C I N F O S

[Mondial 2026] Le Cap-Vert, petit poucet devenu grand caillou dans la chaussure de Messi

[Mondial 2026] Le Cap-Vert, petit poucet devenu grand caillou dans la chaussure de Messi

Le Cap-Vert a défié l’Argentine de Messi lors du Mondial 2026

Le Cap-Vert a défié l’Argentine de Messi lors du Mondial 2026, offrant un match héroïque jusqu’aux prolongations, révélant la progression africaine malgré des éliminations prématurées et des espoirs encore fragiles sur la scène mondiale globale.

Par Koné Sériba

Le Cap-Vert n’a peut-être pas éliminé l’Argentine, mais il lui a sérieusement froissé le maillot. Face au champion du monde sortant, emmené par Lionel Messi, les Requins Bleus ont joué sans complexe, sans calculatrice et surtout sans demander la permission. Battus 3-2 après prolongation, ils quittent le Mondial 2026 avec une seule défaite et une réputation désormais bien installée sur la carte du football mondial.

Parmi les dix représentants africains engagés au départ, personne n’avait vraiment misé son dernier billet sur l’archipel. Les pronostics regardaient plutôt vers la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Ghana ou encore le Maroc. Pourtant, au moment de faire les comptes, le Cap-Vert a montré que les petits pays savent parfois présenter de grandes factures.

À qui la faute ? Aux entraîneurs, aux différents staffs, aux fédérations, aux différents gouvernements ? Chacun trouvera sans doute un voisin à accuser. Mais une chose est certaine : il faudra revoir la copie. Au prochain Mondial, l’Afrique ne devra plus quitter la fête après l’entrée. Elle mérite enfin le plat de résistance — et, pourquoi pas, le dessert, avec le sourire, la discipline et l’audace.

Tout avait pourtant bien commencé pour l’Afrique. Neuf sélections avaient franchi le premier tour et rejoint les seizièmes de finale. Les tribunes vibraient, les drapeaux flottaient et les supporters commençaient déjà à négocier leurs congés pour la finale. Puis, brutalement, le football africain a retrouvé sa vieille mauvaise habitude : sortir au moment où le repas devient intéressant.

Seuls le Maroc et l’Égypte ont survécu jusqu’aux huitièmes, au prix de séances de tirs au but remportées avec du sang-froid et quelques prières bien placées. Pour les autres, le syndrome des dernières minutes a encore frappé. Le Ghana, lui, avait choisi une autre méthode : encaisser tôt, puis courir après le score comme après un taxi déjà parti.

Le constat est sévère. Malgré des joueurs évoluant dans les plus grands clubs européens, plusieurs sélections africaines continuent de faire de la Coupe du monde un immense guichet automatique : beaucoup d’argent encaissé, peu de souvenirs sportifs durables.

À qui la faute ? Aux entraîneurs, aux différents staffs, aux fédérations, aux différents gouvernements ? Chacun trouvera sans doute un voisin à accuser. Mais une chose est certaine : il faudra revoir la copie. Au prochain Mondial, l’Afrique ne devra plus quitter la fête après l’entrée. Elle mérite enfin le plat de résistance — et, pourquoi pas, le dessert, avec le sourire, la discipline et l’audace.

À bientôt si Dieu le veut!