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C R O C I N F O S

[crise à l'UNJCI] La liste Nouvelle Vision donne l'information détaillée à la FIJ et à la FAJ

[crise à l'UNJCI] La liste Nouvelle Vision donne l'information détaillée à la FIJ et à la FAJ

La liste UNJCI Nouvelle Vision, conduite par Marie Laure N’Goran

La liste UNJCI Nouvelle Vision accuse le président sortant Jean-Claude Coulibaly de vouloir imposer un successeur en violation des textes de l’Union, affirmant que l’État ivoirien n’est nullement impliqué dans cette crise interne.

Abidjan, le 3 mars 2026 (crocinfos.net) –La liste UNJCI Nouvelle Vision conteste les manœuvres de Jean-Claude Coulibaly à la tête de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire, soulignant la neutralité de l’État et appelant la FIJ et la FAJ à une enquête approfondie.

La crise au sein de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) continue de susciter débats et controverses. Dans un courrier adressé aux dirigeants de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et de la Fédération africaine des journalistes (FAJ), la liste UNJCI Nouvelle Vision, conduite par Marie Laure N’Goran, met en cause le président sortant de l’UNJCI, Jean-Claude Coulibaly, qu’elle accuse de vouloir imposer un successeur par « passage en force ».

Selon le document, la crise ne relève en aucun cas d’une immixtion du gouvernement ivoirien dans les affaires de l’Union. Elle est née, expliquent les membres de Nouvelle Vision, de la volonté du président sortant de violer les textes internes pour organiser une succession dynastique, en soutenant la candidature de Franck Ettien, directeur de cabinet au Conseil régional du Gbôklè, dont la fonction actuelle constituerait une inéligibilité selon l’article 33 du règlement intérieur de l’UNJCI.

La liste Nouvelle Vision souligne que la jurisprudence de l’UNJCI est constante : les candidats occupant des responsabilités politiques ou administratives ne peuvent briguer la présidence sans avoir démissionné six mois avant le congrès. Des précédents similaires sont cités, notamment les candidatures invalidées de Lance Touré et Bamba Idriss.

Face à ces manœuvres, un collectif pour le respect des textes de l’UNJCI a saisi la justice afin de bloquer le congrès initialement prévu les 13 et 14 février 2026. Le ministre de la Communication, en sa qualité d’autorité de tutelle, a tenté de favoriser un dialogue entre les parties pour éviter tout trouble à l’ordre public, sans se mêler directement de la crise.

La liste Nouvelle Vision appelle la FIJ et la FAJ à ne pas se laisser influencer par le président sortant et à mener une enquête approfondie, afin de préserver l’indépendance de l’UNJCI et la transparence du processus électoral. « Votre posture à équidistance est souhaitable, car l’issue de ce congrès donnera lieu à l’élection des nouvelles instances avec lesquelles vous collaborerez », insiste Félix D. Bony, directeur de campagne et porte-parole de la liste.

La correspondance met également en garde contre toute interprétation erronée impliquant le gouvernement ivoirien et réaffirme que cette crise oppose exclusivement des journalistes au sein de leur Union, dans le respect des textes et de la légalité.

En conclusion, la liste UNJCI Nouvelle Vision exhorte à un arbitrage neutre et fondé sur les faits pour trouver une solution pacifique et transparente à cette crise, qui a déjà suscité de nombreuses réactions au sein de la corporation journalistique en Côte d’Ivoire.

Médard KOFFI