Les participants posent pour la postérité. Photo : G. K.
Le Conseil du Café-Cacao a lancé le 13 mai 2026 à Agboville le déploiement national de la Norme ARS 1000, visant à promouvoir un cacao durable et mieux structurer la filière à travers les coopératives agricoles.
Agboville, le 17 mai 2026 (crocinfos.com) – Le CCC lance à Agboville le déploiement national de la Norme ARS 1000 pour un cacao durable, avec pour objectif de renforcer la traçabilité, la qualité et les revenus des producteurs ivoiriens.
Le déploiement national de la Norme ARS 1000 pour le cacao durable a été lancé le mercredi 13 mai 2026 à Agboville, avec la participation de plusieurs coopératives agricoles présélectionnées. La rencontre, organisée par la Direction adjointe de la Norme et de la Certification du Conseil du Café-Cacao (Conseil du Café-Cacao), s’est tenue dans un hôtel de la ville.
Après une phase pilote menée depuis février 2024 sur un périmètre restreint, l’objectif est désormais de généraliser le dispositif à l’échelle nationale. « Présenter aux coopératives les principes et les axes d’implémentation de la Norme ARS 1000 et s’assurer qu’elles mesurent pleinement leurs responsabilités afin d’obtenir leur adhésion formelle au projet » : tels sont les objectifs de cette phase de sensibilisation, selon Diandueu Bi Hilaire, chef de service à la Direction adjointe de la Norme et de la Certification.
Pour le Conseil du Café-Cacao, la Norme ARS 1000 a pour ambition de structurer une production de cacao durable, de la gestion des parcelles jusqu’aux différentes étapes de la chaîne de valeur. Elle établit un ensemble de règles et de critères destinés à répondre aux exigences du marché international du café et du cacao.
« À partir d’aujourd’hui, pour la validation et l’enregistrement à la Norme, les coopératives ont l’obligation de fournir des rapports et des procès-verbaux. Chaque activité doit laisser des traces. La participation à cette sensibilisation est d’ailleurs un critère d’admission à la Norme ARS 1000 », a précisé Diandueu Bi Hilaire.
Cette initiative conjointe entre la Côte d’Ivoire et le Ghana répond aux défis majeurs de la filière cacaoyère, notamment le travail des enfants, la déforestation, le changement climatique, la qualité, la traçabilité et l’amélioration du revenu des producteurs.
Ont pris part à cette rencontre les présidents de conseils d’administration, les directeurs de coopératives, des paysans relais, le délégué régional du Conseil du Café-Cacao, ainsi que des coordinateurs et agents de terrain du dispositif CQP.
Georges Kalégnon, correspondant à Agboville