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C R O C I N F O S

[Tonkpi : Billet retour sur le développement local] Le projet de création de la région du Nimba dévoile le véritable visage des cadres du Tonkpi

[Tonkpi : Billet retour sur le développement local] Le projet de création de la région du Nimba dévoile le véritable visage des cadres du Tonkpi

légende

Qui, de Mabri ou de Vagondo, aime réellement le Guéiland, au regard de la discorde qui les oppose depuis l’annonce du projet de création d’une seconde région, la région du Nimba, à l’instar du Wêland, où les régions du Guémon et du Cavally fonctionnent de manière autonome ?

Man, le 16-03-2026 (crocinfos.net) – Dans ce neuvième numéro de « Billet retour », votre rubrique satirique préférée, nous nous penchons sur le développement local de la région du Tonkpi, et plus particulièrement sur la bataille rangée entre ses cadres autour de la création d’une seconde région, la région du Nimba, censée stimuler le développement local. Malheureusement, ce projet ambitieux suscite des discordes entre cadres, lesquelles trouvent leurs raisons à y regarder de près comme de loin.

Plusieurs causes personnelles sous-tendent l’intrigante et impensable lutte politique entre les cadres du Tonkpi autour du concept de la décentralisation. Il s’agit notamment de :

  1. La quête d’une influence politique et géographique maîtrisée ;
  2. La recherche d’un bien-être financier et matériel personnel.

Le fondement du déchaînement des attaques verbales et virulentes de certains cadres autrefois très respectés dans le Tonkpi contre leur alter ego semble donc réel.

Pourtant, qui s’oppose à la création de la région du Nimba s’oppose de facto aux avantages suivants :

  1. L’érection de la sous-préfecture de Logoualé en préfecture ;
  2. L’érection de la sous-préfecture de Gboné en préfecture ;
  3. L’érection de la sous-préfecture de Sangouiné en préfecture ;
  4. L’érection de la sous-préfecture de Mahapleu en préfecture ;
  5. L’érection de la sous-préfecture de Bin-Houyé en préfecture ;
  6. L’augmentation du nombre de postes électifs au niveau des mairies, des législatives et des conseils régionaux ;
  7. L’accroissement des ressources matérielles, financières et humaines pour mieux répondre aux besoins croissants des populations ;
  8. Une meilleure visibilité pour le Guéiland scindé ;
  9. Un meilleur regroupement linguistique interne (la langue Yacouba de Danané, Zouan-Hounien et Bin-Houyé étant différente de celle de Sipilou, Biankouma, Man, Sangouiné et Logoualé) ;
  10. La promotion des cadres ;
  11. La saine émulation et la concurrence entre filles et fils du Nimba et du Tonkpi.

Le grand peuple Yacouba, ou Dan, du Tonkpi (capitale : Man) et du Nimba (capitale : Danané), n’est pas dupe. Il saura choisir son véritable bienfaiteur parmi les deux clans politiques en conflit : d’une part, le clan qui, depuis des années, le maintien dans la précarité et bloque la création de la région du Nimba en invoquant son influence sur l’Empire Yacouba, après avoir sacrifié son héritage politique ; d’autre part, le clan qui répond à ses aspirations profondes en relançant l’ambitieux projet de scission du Tonkpi en deux (Tonkpi et Nimba), dans le but de valoriser toutes les compétences du Guéiland (régions du Tonkpi et du Nimba), dans la cohésion et le respect de la diversité.

Lequel des anti-Nimba et pro-Nimba aime réellement le peuple Dan ou Yacouba dans le Guéiland ? Lequel des deux camps recourt à la sorcellerie ?

Lainé GONKANOU, Correspondant Régional