Assalé Tiémoko Antoine veut relever le défi de développement dans une commune d'Abidjan
Assalé Tiémoko Antoine annonce qu'il ne sera pas candidat aux prochaines municipales de Tiassalé, préférant soutenir un conseiller municipal pour poursuivre son œuvre de développement. Il se tourne vers Abidjan pour de nouveaux défis.
Tiassalé, le 22 mars 2026 (crocinfos) – À quelques mois des élections municipales, Assalé Tiémoko Antoine, maire sortant de Tiassalé, a annoncé qu’il ne serait pas candidat à sa propre succession dans sa commune. Toutefois, il a affirmé soutenir un conseiller municipal pour poursuivre son œuvre de développement local. Son choix s'explique par un sentiment de confiance retrouvé dans sa ville, mais aussi par son désir de relever de nouveaux défis dans le district autonome d’Abidjan.
Dans un discours solennel, Tiémoko a souligné que sa décision n'était pas due à une rupture avec son village, mais plutôt à un constat de l'incohérence des politiques menées par certains acteurs politiques. « Ce n’est pas parce que je n'éprouve plus la confiance des populations, j'ai la certitude d’avoir leur soutien. Elles m’ont montré leur soutien aux dernières élections locales », a-t-il expliqué.
L’ancien maire a rappelé son engagement, pris en 2018, d’une transformation radicale de Tiassalé en dix ans. La ville, qui était plongée dans l’obscurité et négligée à cette époque, a vu sa situation changer : « Nous avons électrifié sept quartiers, l’urbanisme a redémarré, et Tiassalé est devenue l’une des villes les plus propres de Côte d’Ivoire », s’est-il félicité.
Le développement local, selon lui, doit aller au-delà de la simple gestion. L’objectif est de « créer des projets structurants » qui assurent la pérennité de la transformation de la ville. Le maire sortant, qui a mis en place un plan stratégique avec Expertise France et BNETD, estime qu’ils ont « donné les moyens aux prochains élus d’assurer un avenir pour Tiassalé, et ce pour les 10, 15 et 20 prochaines années ».
M. Tiémoko a également évoqué le contexte politique du RDR, fustigeant ceux qui, selon lui, ont « abandonné la ville » avant 2018 et se sont aujourd’hui « subitement transformés en prophètes du développement ». Une critique acerbe, mais justifiée selon lui par l’héritage de mauvaise gestion qu’il a trouvé à son arrivée : une dette de 834 millions et des finances locales en faillite.
Aujourd’hui, après six années de gestion, Tiassalé connaît une nette embellie, avec une hausse des prix immobiliers et une attraction croissante des investisseurs. Le maire sortant a exprimé sa volonté de se tourner vers Abidjan pour « démontrer que la gestion de l'abondance ne réside pas dans l’optimisation de la rareté ».
À 2028, il se dit résolu à rester engagé dans son combat pour les populations, et le candidat choisi par son équipe, qu’il soutiendra avec force, aura pour mission de maintenir le cap qu’il a tracé. Toutefois, il n’exclut pas une candidature à Abidjan, là où il souhaite mettre en œuvre sa vision de gouvernance participative.
Le message est clair : « Ce n’est pas seulement une question de politique, mais de gouvernance, de transparence et de développement durable. » Tiémoko et son équipe aspirent à remodeler la politique ivoirienne et envisagent déjà l’avenir avec un regard neuf sur la capitale économique.
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