Téné Birahima Ouattara, ministre d'État et vice-premier ministre
Téné Birahima Ouattara, vice-premier ministre ivoirien, semble se préparer activement à succéder à Alassane Ouattara, multipliant les gestes politiques symboliques, notamment lors de l’événement Paquinou 2026 dans la région du Gbêkê.
Abidjan, Côte d'Ivoire le 6 avril 2026 (crocinfos)– Les murmures sur la préparation du successeur d'Alassane Ouattara prennent de l’ampleur. Si certains avaient spéculé, les événements récents ont permis de poser les premières pierres d’une réalité politique en gestation : Téné Birahima Ouattara, le vice-premier ministre, semble de plus en plus se dessiner comme l'homme de la situation pour prendre les rênes du pays dans les années à venir.
L'affaire ne semble plus aussi floue. Après avoir été discrètement et méthodiquement préparé en coulisses par le président Ouattara, Téné Birahima Ouattara, ministre d'État, ministre de la Défense, et député d'Abobo, est désormais sous les feux des projecteurs. Sa récente apparition à l’événement Paquinou 2026, un rassemblement incontournable de la région du Gbêkê, a marqué un tournant. Bien que ce fût une occasion festive pour la communauté baoulé, sa présence en pagne et l'affichage de son portrait en toile de fond ont été perçus comme un coup médiatique calculé, un geste politique symbolique à ne pas négliger.
L'homme, âgé de 70 ans, longtemps cantonné à un rôle discret de "verrou" du système sécuritaire et financier, semble désormais assumer pleinement sa place dans la lumière publique. Ancien banquier de formation, Téné Birahima Ouattara était jusque-là connu pour sa prudence et sa réserve. "Il se sent à l'aise dans sa zone ou dans les mosquées", souligne le journaliste et chroniqueur Fernand Dédeh. Toutefois, en 2026, une évolution manifeste semble se produire.
Dans les coulisses, il a longtemps nié tout projet de succession dynastique, préférant se concentrer sur les affaires nationales plutôt que sur sa propre ascension. Mais la donne semble avoir changé. L’homme, anciennement réticent à l’idée de promouvoir son image personnelle, s’est récemment laissé convaincre de participer à un culte de la personnalité naissant, sans doute en réponse à des manœuvres politiques savamment orchestrées par ses proches.
À Paquinou 2026, son discours fut d’une simplicité volontaire. « En pays baoulé, Paquinou demeure un moment fort de retrouvailles et de fraternité », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de cette célébration traditionnelle. Ses propos, bien que mesurés, résonnent comme un signe : il est prêt à embrasser un rôle de plus en plus central dans la politique ivoirienne.
Désormais, le cercle restreint des décideurs au sein du Palais s’active, affinant stratégies et manœuvres pour garantir une transition fluide. Alors que l’annonce officielle de sa candidature ne semble plus qu’une question de temps, Téné Birahima Ouattara a bien entamé son ascension vers le sommet du pouvoir ivoirien. Les signes sont visibles, et la Côte d'Ivoire pourrait bien vivre une autre page de son histoire politique.
KONE Sériba