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Au Palais de la Culture de Treichville, l’avant-première de La musique dans le sang a rendu un vibrant hommage à Marcellin Yacé, figure majeure de la musique ivoirienne, à travers un récit entre mémoire, émotion et transmission.
Abidjan, le 24 avril 2026 (crocinfos.net) – À Abidjan, l’avant-première de La musique dans le sang rend hommage à Marcellin Yacé, figure de la musique ivoirienne, à travers une œuvre de mémoire et de transmission culturelle.
Le Palais de la Culture de Treichville a accueilli, le jeudi 23 avril 2026, une cérémonie empreinte d’émotion à l’occasion de la dédicace et de l’avant-première de l’œuvre La musique dans le sang, signée Martial Arsène et Hervé Bledé, en hommage au musicien ivoirien Marcellin Yacé.
Hervé Bledé revenant sur la genèse du projet
Dans une salle réunissant autorités administratives, acteurs culturels et proches de l’artiste disparu, l’événement s’est voulu un moment de mémoire collective autour d’une figure emblématique de la musique ivoirienne. L’œuvre met en lumière le parcours et l’héritage d’un homme dont la créativité continue d’influencer les générations actuelles.
Représentant le maire de Treichville, François Albert Amichia, le conseiller municipal Yaro Kou a salué la mémoire d’un artiste décrit comme rigoureux et visionnaire, dont le parcours demeure une référence pour la jeunesse ivoirienne.
De son côté, le critique littéraire Marcel Kipré a mis en avant la richesse de l’ouvrage, soulignant sa dimension patrimoniale et narrative. Selon lui, le livre restitue avec finesse la complexité de Marcellin Yacé, à la fois musicien, arrangeur et formateur, considéré comme un véritable architecte du son ivoirien.
L’émotion était particulièrement forte lors des témoignages des filles de l’artiste disparu. Entre gratitude et recueillement, elles ont exprimé leur reconnaissance face à cet hommage littéraire qui permet de préserver et de transmettre l’héritage de leur père aux nouvelles générations.
Au nom du ministère de la Culture et de la Francophonie, Angama Malouna Koné a salué une initiative essentielle pour la sauvegarde de la mémoire culturelle nationale, rappelant l’importance de valoriser les grandes figures qui ont façonné l’identité artistique du pays.
Clôturant les interventions, Hervé Bledé est revenu sur la genèse du projet, né lors des obsèques de Marcellin Yacé et concrétisé avec Martial Arsène. Une œuvre pensée comme un devoir de mémoire et une manière d’immortaliser un parcours exceptionnel.
À travers cette dédicace, ce n’est pas seulement un livre qui a été célébré, mais tout un pan de l’histoire musicale ivoirienne, rappelant que l’héritage des grandes figures continue de vivre à travers les œuvres qu’elles inspirent.
Médard KOFFI