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La tension au sein de l’UNJCI atteint son paroxysme alors que Bertin N'Guessan, président du Conseil d’Administration, envisage de démissionner en raison de conflits internes, mettant en lumière des enjeux de transparence électorale.
Des sources fiables rapportent que Bertin N'Guessan, le président du Conseil d'Administration (PCA) de l'Union Nationale des Journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI), envisage de démissionner de ses fonctions, à l'approche du 12e congrès de l'organisation prévu pour le 14 février 2026. Cette démission envisagée serait en grande partie due à des tensions avec Jean-Claude Coulibaly, président du Conseil Exécutif, qui refuse de lui communiquer la liste électorale. Une situation qui ne manque pas de soulever des interrogations parmi les journalistes membres de l'UNJCI, qui, de leur côté, multiplient les démarches auprès du PCA, également pris dans un dilemme.
Il convient de se demander si le PCA détient cette liste qu’il garderait pour lui. En effet, selon les statuts de l’UNJCI, notamment l’article 21 du chapitre III, le Conseil d’Administration a pour rôle de contrôler la gestion administrative et financière du Conseil Exécutif. Il a ainsi la prérogative de vérifier la bonne marche de cette gestion et d’en rendre compte lors du Congrès ou de l’Assemblée Générale. L’article en question précise que l’établissement de la liste des candidats relève du Conseil Exécutif, et que, en demandant cette liste, le PCA exerce son droit de contrôle.
Cette situation met en lumière des questions cruciales concernant la transparence et la gouvernance au sein de l’UNJCI. Selon les textes, le Conseil d'Administration doit examiner la recevabilité des candidatures et publier, dans les 72 heures suivant la clôture des dépôts, la liste provisoire des candidatures retenues. En sollicitant cette liste, le PCA semble simplement accomplir sa mission de contrôle administratif, conformément aux textes. La question demeure donc : cette liste sera-t-elle disponible avant le lundi 26 janvier 2026 ?
Interrogé sur cette question, Bertin N'Guessan a préféré ne pas s'exprimer davantage sur le sujet. Joint par télephone ce 23 janvier 2025 aux environs de 15h ,le president de l’UNJCI, Jean Claude Coulibaly nous a demandé de nous réferer au site officiel de l’union où un communiqué du conseil exécutif sera affiché les heures à venir . La situation demeure tendue au sein de l'UNJCI, alors que deux candidats, Marie-Laure N'Goran et Franck Ettien, sont déjà en compétition pour la présidence à l'occasion du 12e congrès. Les sages, tels que Yao Noël et d’autres personnalités influentes, sont attendus pour intervenir et éviter tout chaos au sein de cette organisation intellectuelle.
François M’BRA II
ADRESSE AUX MEMBRES DE L’UNJCI
Sur le déroulement du processus du 12ᵉ Congrès ordinaire, le respect des textes et la responsabilité collective
Chères consœurs, chers confrères,
Chers membres de l’UNJCI,
Dans le cadre de l’organisation du 12ᵉ Congrès ordinaire de notre Union, le Conseil exécutif a pris connaissance de diverses réactions, interprétations et prises de parole mettant en cause la régularité du processus en cours, ainsi que l’intégrité du Conseil exécutif et de son Président.
Le Conseil exécutif estime nécessaire, par souci de clarté, de pédagogie et de responsabilité institutionnelle, d’apporter les précisions suivantes.
1. Sur le cadre juridique du processus électoral
L’organisation du Congrès et du processus électoral est strictement encadrée par les Statuts, le Règlement intérieur et les textes organiques de l’UNJCI.
Chaque étape obéit à une chronologie précise et à des règles qui s’imposent à tous, sans exception.
À ce stade du processus :
la période de contentieux relative aux candidatures est toujours en cours ;
aucune candidature ne peut être considérée comme définitivement validée avant sa clôture ;
aucune étape ultérieure ne peut être engagée légalement tant que cette phase n’est pas achevée.
Il est donc juridiquement inexact et procéduralement erroné de tirer des conclusions hâtives ou de formuler des accusations avant la fin de cette phase.
2. Sur les allégations de fraude et de manipulation
Le Conseil exécutif rejette formellement et sans ambiguïté toutes les allégations et suspicions de fraude, de manipulation ou de dissimulation portées contre lui et contre son Président.
Aucune décision n’est prise de manière unilatérale ou occulte.
Toutes les actions du Conseil exécutif s’inscrivent dans un fonctionnement collégial, documenté et conforme aux textes en vigueur.
Il est important de rappeler que, dans une organisation régie par le droit, toute accusation doit être étayée par des faits et portée devant les instances compétentes , dans les formes et délais prévus.
La rumeur, l’insinuation et la mise en cause publique sans preuve ne constituent ni des arguments, ni des recours recevables.
3. Sur la liste électorale : rôle et règles
La liste électorale est un instrument réglementé , essentiel à la transparence du processus.
Sa production, sa consolidation et sa communication obéissent à des règles précises, tant sur le calendrier que sur les bénéficiaires habilités à y accéder.
Elle ne saurait :
être exigée en dehors des étapes prévues ;
être utilisée comme un moyen de pression ou de suspicion ;
ni servir de fondement à des accusations infondées.
Conformément aux textes et aux usages, seuls les candidats régulièrement retenus sont fondés à solliciter la liste électorale, après sa consolidation définitive.
4. Sur la responsabilité des membres et la discipline institutionnelle
L’UNJCI est une organisation professionnelle fondée sur des valeurs de responsabilité, d’éthique, de respect des règles et de loyauté institutionnelle .
À ce titre, le Conseil exécutif rappelle que :
la liberté d’expression interne ne saurait justifier la diffamation ;
la critique est un droit, mais elle doit s’exercer dans le cadre des textes ;
les accusations publiques non fondées exposent leurs auteurs à des sanctions disciplinaires , conformément aux Statuts et au Règlement intérieur, sans préjudice des voies de droit prévues par la législation en vigueur.
Cette mise au point n’a pas pour objet de restreindre le débat démocratique, mais de le protéger en le maintenant dans un cadre légal, équitable et respectueux.
5. Sur l’esprit du Congrès et l’intérêt supérieur de l’UNJCI
Le 12ᵉ Congrès de l’UNJCI ne doit pas être un facteur de division, mais un moment de maturité démocratique, de responsabilité collective et de consolidation institutionnelle.
Le Conseil exécutif réaffirme son engagement total en faveur d’un Congrès libre, transparent et conforme aux textes , et invite chaque membre à privilégier :
la retenue dans les propos,
la rigueur dans les analyses,
et le recours aux mécanismes statutaires en cas de désaccord.
Fidèle à son esprit d’ouverture, le Conseil exécutif demeure disponible pour toute clarification utile, dans un cadre formel et apaisé, et appelle l’ensemble des membres à œuvrer ensemble à la préservation de l’image, de la crédibilité et de l’unité de notre Union.
Chères consœurs, chers confrères,
La force de l’UNJCI réside dans le respect de ses règles et la responsabilité de ses membres.
C’est à ce prix que nous préserverons l’honneur de notre organisation et la dignité de notre profession.
Pour le Conseil exécutif de l’UNJCI
Jean-Claude Coulibaly
Président