Le Collectif pour le respect des textes de l’UNJCI
Le Collectif pour le respect des textes de l’UNJCI dénonce la convocation du 12e Congrès par l’ancien Conseil d’administration, qu’il juge illégale, en violation d’une décision de justice et des mandats arrivés à expiration.
Abidjan, le 23 mars 2026 (crocinfos.net) – Le Collectif pour le respect des textes de l’UNJCI dénonce la convocation du 12e Congrès par l’ancien Conseil d’administration, jugée contraire à une décision de justice et dépourvue de base légale.
Réuni autour du respect des textes de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire), un collectif de membres a publié une déclaration ferme concernant la convocation du 12e Congrès par l’ancien Conseil d’administration.
Selon cette déclaration, la tenue du congrès a été suspendue par une décision de justice en date du 19 février 2026, dans l’attente des conclusions de la Commission paritaire sur la qualité de journaliste professionnel de Monsieur Franck Ettien. À l’issue de ses délibérations du 3 mars 2026, ladite Commission aurait constaté que la carte de journaliste 2025 attribuée à l’intéressé reposait sur des informations erronées, entraînant son annulation.
Malgré cette situation, les signataires de la déclaration dénoncent la convocation du 12e Congrès fixée au 25 mars 2026 par l’ancien Conseil d’administration, qu’ils accusent d’agir en méconnaissance de l’autorité judiciaire. Ils rappellent également que les mandats du Conseil d’administration et du Conseil exécutif sont arrivés à expiration depuis le 26 février 2026, les privant ainsi, selon eux, de toute légitimité et compétence pour engager l’organisation.
Le collectif souligne par ailleurs l’existence d’une procédure judiciaire en cours. Une assignation à comparaître a été délivrée le 16 mars 2026 à l’ancien Conseil d’administration, à l’ancien Conseil exécutif ainsi qu’à l’huissier impliqué dans l’organisation du congrès extraordinaire du 25 février 2026, avec une audience prévue le 26 mars 2026 devant la juridiction compétente.
Dans cette procédure, les requérants demandent notamment au juge de constater la forclusion des organes dirigeants, de prendre acte des décisions de la Commission paritaire, d’autoriser la levée de la suspension du congrès et de mettre en place un comité ad hoc chargé d’organiser un congrès jugé inclusif et conforme aux textes.
Le collectif estime que la convocation anticipée du congrès, à la veille de l’audience judiciaire et en dehors des usages habituels, traduit une volonté de passage en force visant à créer un fait accompli. Il met en garde contre les risques d’annulation du congrès, de crise institutionnelle et de décrédibilisation de l’UNJCI.
En conséquence, les membres du collectif dénoncent cette initiative, exigent l’arrêt immédiat du processus engagé, appellent les journalistes à la vigilance et réaffirment leur confiance en la justice pour rétablir l’ordre et la légalité au sein de l’organisation.
Médard KOFFI