Le président du mouvement politique Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), Assalé Tiémoko Antoine, a quitté la Préfecture de police d’Abidjan à 1h30min. À titre d'illustration
Assalé Tiémoko Antoine, président de ADCI, a quitté la Préfecture de police d'Abidjan après 15 heures d’audition. Il est accusé de trouble à l’ordre public, incitation à la révolte, et diffusion de fausses nouvelles.
Abidjan (Côte d’Ivoire), 23 avril 2026 (crocinfos)— Le président du mouvement politique Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), Assalé Tiémoko Antoine, a quitté la Préfecture de police d’Abidjan à 1h30min, dans la nuit de mercredi à jeudi, au terme d’une audition entamée la veille à 10h10, dans le cadre d’une enquête instruite sur ordre du procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan, Oumar Koné Braman.
Selon les éléments communiqués par son mouvement, l’ancien député de Tiassalé a été entendu sur quatre faits, à savoir le trouble à l’ordre public, l’incitation à la révolte, le discrédit sur les institutions de la République et la diffusion de fausses nouvelles.
Durant cette procédure, M. Assalé Tiémoko était assisté par un collège d’avocats composé de Me Oumou Sanogo, présentée comme son conseil personnel, et de Me Christian Adagba, avocat du mouvement politique ADCI. Aucune communication officielle des autorités judiciaires n’avait, à l’heure de son départ des locaux de la police, précisé les suites immédiates réservées au dossier.
Cette audition, qui s’est prolongée sur plus de 15 heures, s’inscrit dans un cadre procédural placé sous l’autorité du parquet. La suite de la procédure relève désormais de l’appréciation du procureur de la République, seul compétent pour décider, au vu des éléments de l’enquête, de l’orientation judiciaire à donner à l’affaire.
Dans l’attente d’une prise de position du parquet, cette convocation et sa durée alimentent déjà le débat politique et juridique autour des rapports entre liberté d’expression, ordre public et protection des institutions en Côte d’Ivoire. Pour l’heure, aucun placement en garde à vue ni aucune mesure judiciaire nouvelle n’avaient été officiellement annoncés au moment où l’intéressé quittait la Préfecture de police.
L’évolution du dossier dépendra donc des réquisitions ou décisions que le ministère public estimera appropriées dans les prochaines heures.
Médard Koffi