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[Crise au Mali] Le retrait des troupes russes de Kidal et le mutisme du Burkina Faso et du Niger

[Crise au Mali] Le retrait des troupes russes de Kidal et le mutisme du Burkina Faso et du Niger

À titre d'illustration

Le Mali se trouve aujourd'hui isolé, abandonné par ses alliés directs, notamment la Russie, le Burkina Faso et le Niger. Cette situation laisse l'armée malienne dans une incertitude profonde, avec des pertes humaines tragiques.

Abidjan (Côte d’Ivoire), 27 avril 2026 (crocinfos) – Le Mali, en proie à une situation de plus en plus incertaine, se retrouve aujourd’hui dans une position de quasi isolement, abandonné par ses alliés directs et partenaires historiques. Un sentiment d’abandon s’est renforcé après le retrait des troupes russes de la base de Kidal, marquant un tournant brutal dans les relations entre le Mali et ses alliés.

Les militaires maliens, réunis lors d’une crise interne, ont pris conscience de l’ampleur des défis qui se dressent devant eux. Dans une réunion qui s’est tenue récemment, plusieurs officiers ont exprimé leurs préoccupations face à l’aggravation de la situation. « Nous sommes débordés sur tous les fronts », a déclaré l’un des intervenants, soulignant l’absence de concertation de la Russie, qui a négocié seule et a quitté Kidal sans consultation préalable. Ce retrait est perçu comme un signe de trahison par certains membres de l'armée.

La crise s'est intensifiée avec la mort confirmée du ministre de la Défense, Sadio Camara, tué lors d’une attaque kamikaze. D’autres figures de proue de l’armée, telles que le général Modibo Koné, ont été gravement blessées, et se trouvent dans un état critique. Le général Oumar Diarra, quant à lui, lutte pour sa vie. Ces pertes ont laissé un vide dans le leadership militaire, alimentant l’incertitude qui plane sur le pays.

Alors que le Mali se retrouve seul face à la menace, ses alliés traditionnels, comme le Burkina Faso et le Niger, ont montré peu de soutien. « Aucune réponse favorable n’a été donnée à nos sollicitations », a déclaré un officier malien, faisant état d’une rupture des liens avec ces voisins pourtant censés être des partenaires stratégiques. Ce climat de solitude se renforce encore par la décision de se rapprocher de la Russie, une collaboration aujourd’hui remise en question par de nombreux militaires.

Alors que les combats ont repris à Kati, leur cessation soudaine reste un mystère. L'inquiétude grandit dans les rangs de l’armée, et la question de savoir si le Mali pourra surmonter cette crise sans l’aide de ses alliés reste en suspens. Les militaires maliens, comme les citoyens, se demandent si cette dynamique d’isolement conduira à une victoire ou à une défaite.

Le moral des troupes est au plus bas, mais l'engagement des soldats reste intact. Reste à savoir si les liens de solidarité, autrefois solides, pourront être rétablis, ou si le Mali devra faire face seul à un avenir incertain.


Koné Sériba