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Le gouvernement ivoirien a adopté, mercredi, 14 décrets redéfinissant les limites de cinq agro-forêts et neuf forêts classées, afin de clarifier les zones protégées et renforcer la gestion durable du patrimoine forestier.
Abidjan, le 24 septembre 2026 (crocinfos.net) – Un Conseil des ministres s’est tenu mercredi 23 septembre 2026 au Palais de la Présidence de la République, au Plateau, sous la présidence du chef de l’État, Alassane Ouattara. À cette occasion, le gouvernement a adopté quatorze décrets portant redéfinition des limites de cinq agro-forêts et de neuf forêts classées.
Présentant le compte rendu du Conseil, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué que ces mesures s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la gestion du patrimoine forestier national.
Cinq agro-forêts et neuf forêts classées concernées
Les cinq agro-forêts visées par ces nouveaux textes sont Agbo Bloc II, Davo, Dé, Divo et Mont Momi. Les neuf forêts classées concernées sont Bénafoko, Besso, Comoé 1, Gaga, Koba, N’Ganda N’Ganda, N’Guéchié, N’To et Négué, selon le compte rendu officiel.
La redéfinition des limites intervient conformément au Code forestier et à la réglementation encadrant les conditions de modification des limites des forêts relevant du domaine privé de l’État et des collectivités territoriales.
Clarifier les zones protégées
Selon le gouvernement, ces décrets doivent permettre de mieux délimiter les espaces concernés et de clarifier les zones protégées. Cette démarche vise notamment à apporter davantage de lisibilité aux périmètres forestiers et aux espaces environnants.
Le gouvernement estime que cette clarification peut également contribuer à résorber les litiges fonciers et à réduire les tensions sociales, dans un contexte où la délimitation des espaces forestiers constitue un enjeu pour l’occupation et l’exploitation des terres.
Entre protection des forêts et gestion du foncier
À travers l’adoption de ces 14 décrets, l’exécutif entend ainsi renforcer la cohérence de la gestion du patrimoine forestier tout en prenant en compte les enjeux liés au foncier.
Cette démarche s’inscrit également dans une perspective de gestion durable des ressources naturelles, avec la prise en compte des impératifs environnementaux et de la conservation de la biodiversité.
La mesure constitue ainsi un volet du dispositif de gestion des espaces forestiers, dans lequel la clarification des limites doit permettre de mieux identifier les zones protégées et de prévenir les conflits liés à leur occupation.
Médard KOFFI