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C R O C I N F O S

[Côte d’Ivoire/Ponvogo] Quand modernisme et tradition s’unissent pour accueillir la représentante du PNUD

[Côte d’Ivoire/Ponvogo] Quand modernisme et tradition s’unissent pour accueillir la représentante du PNUD

‘’Ici, nous ne perdons jamais nos racines’’ dixit Coulibaly Brahima (en tenue traditionnelle) la tête baissée. Ph.DR

À Ponvogo, Coulibaly Brahima, directeur de la Fondation Children Africa, a orchestré l’accueil traditionnel de Mme Bierta Cela du PNUD, alliant rites ancestraux, danse et musique, symbolisant la fusion harmonieuse du modernisme et du traditionalisme.

PONVOGO, Côte d’Ivoire, 21 mai 2026 (crocinfos) — Le village sénoufo de Ponvogo, niché au cœur de la région du Poro, dans le nord de la Côte d’Ivoire, a offert jeudi 21 mai un spectacle rare où modernisme et tradition se sont rencontrés. Mme Bierta Cela, Représentante Résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Côte d’Ivoire, a été littéralement confiée aux génies du village, sous le regard attentif de Coulibaly Brahima, directeur de la Fondation Children Africa et enfant du terroir.

« Ici, nous ne perdons jamais nos racines, même en œuvrant pour le développement moderne », a toujours confié Coulibaly Brahima, arborant avec fierté les codes ancestraux du poro qu’il connaît depuis son initiation. L’homme incarne le parfait équilibre entre modernité administrative et respect des traditions locales, et sa présence a donné une dimension singulière à cette visite institutionnelle.

La journée a commencé par l’accueil protocolaire : tapis rouge déroulé par les habitants, chants envoûtants des tchalou – ces groupes de femmes qui accompagnent les rites locaux – et le balafon vibrant au rythme des danses endiablées du soromouguidjo. Les mouvements des danseurs et le son des tambours ont semblé orchestrer un pont entre passé et présent, immergeant la délégation dans un univers culturel unique.

Dans un geste symbolique fort, le chef du village a confié le succès de la mission de Mme Cela aux génies de Ponvogo. « Que vos pas soient protégés par nos ancêtres », a-t-il déclaré devant une foule captivée. La représentante, touchée, a reçu un tabouret et un boubou traditionnels, et le village lui a attribué le nom de baptême « Tchegninnin », symbole d’amitié et de fraternité durable.

Sur sa page Facebook, Coulibaly Brahima a partagé l’instant avec émotion : « Quand Ponvogo confie la Représentante du PNUD aux génies ! » La publication illustre sa vision d’une Côte d’Ivoire où modernité et héritage culturel coexistent harmonieusement.

Ce jour-là, Ponvogo n’a pas seulement honoré une mission internationale : le village a offert une leçon vivante de continuité et d’équilibre, rappelant que le progrès et la tradition peuvent marcher main dans la main, sous le regard vigilant des anciens et la fierté des jeunes.


Athanase Kangah