favicon
C R O C I N F O S

[Côte d’Ivoire – Gestion de la crise militaro-politique] Après le black-out de la CPI, Dieu pourra-t-il consoler les victimes et leurs familles ?

[Côte d’Ivoire – Gestion de la crise militaro-politique] Après le black-out de la CPI, Dieu pourra-t-il consoler les victimes et leurs familles ?

légende

En Côte d’Ivoire, l’évolution des faits semble soulever la question de l’heure du jugement du Créateur, appelé à situer chaque acteur face à sa part de responsabilité dans la crise politico-militaire de 2002, avec son corollaire, la crise postélectorale de 2010, et son lot de victimes.

Abidjan, le 30 octobre 2026 (crocinfos.net) – Grand témoin de tous les théâtres des opérations militaires lors de la crise militaro-politique survenue en 2002 en Côte d’Ivoire, Dieu serait-il, au regard du déroulement des événements de ces derniers jours, au cœur d’un jugement dernier tant attendu par les différentes parties, notamment les organisations de défense des droits humains, les victimes et leurs familles ?

En Côte d’Ivoire, l’heure du jugement divin semble enfin avoir sonné pour tous les acteurs et coauteurs, directs ou indirects, de la crise militaro-politique qui s’est déroulée de 2002 à 2011. Durant cette période, la ville de Bouaké a été considérée comme la capitale de la rébellion armée et de la partition du pays d’Houphouët-Boigny, sous les regards intrigués de plusieurs institutions internationales et de puissances étrangères.

En effet, la fermeture inattendue des locaux de la Cour pénale internationale (CPI) en Côte d’Ivoire, au moment où l’ancien président Laurent Gbagbo, définitivement acquitté par cette même Cour, devait assister au procès de ses adversaires, « semble avoir déclenché le processus du jugement irréversible et inévitable sur l’autel de la justice de Dieu, ce grand témoin oculaire de tous les théâtres des opérations militaires entre 2002 et 2011 », selon les propos d’un religieux.

Du 7 août au 22 octobre 2026, trois personnes présentées comme des témoins et acteurs oculaires de « toutes ces folies meurtrières », dont un ancien chef de guerre et deux ministres, ont tiré leur révérence. Elles devront désormais, selon une expression couramment employée dans certains milieux de victimes et de leurs proches, « affronter les victimes disparues trop tôt sous les balles assassines et les tortures diverses, devant la face du Saint Créateur ».

Auparavant, d’autres personnes présentées comme des bourreaux présumés avaient également disparu, tandis que la grande majorité des acteurs concernés continue de vivre en toute quiétude, au vu et au su de la grande Cour, « subitement aveugle ou aveuglée », selon des propos rapportés à Duékoué-Carrefour, à Guitrozon et à Fengolo, dans la commune de Duékoué.

Les disparitions successives de ces figures de proue du mouvement dit « patriotique de Côte d’Ivoire », que l’auteur présente comme responsables des souffrances du peuple ivoirien souverainiste, sont particulièrement déplorées. Elles risquent, selon cette analyse, d’emporter dans la tombe des pans entiers de l’histoire récente que le peuple ivoirien est en droit de connaître, notamment le rôle des différents protagonistes dans cette crise qui a endeuillé de nombreuses familles et détruit des milliers de biens publics et privés.

Cette préoccupation, partagée par des victimes et des organisations humanitaires, demeure au cœur des attentes exprimées à l’égard de la justice internationale. Pourtant, selon l’auteur, les magistrats de la CPI, dont certains membres seraient aujourd’hui persona non grata aux États-Unis sous l’administration de Donald Trump, « peinent ou se refusent à en faire écho sonore ».

« Car, quand viendra le jugement dernier, le jugement divin, ni l’or, ni les kalachnikovs, ni les billets de banque, ni les juges corrompus ne pourront intervenir », affirme un homme de Dieu.

Dieu s’est-il donc enfin saisi du dossier ivoirien relatif à la crise de 2002 à 2011 ?

Que Dieu, le Créateur du ciel et de la Terre, omniscient, omniprésent et omnipotent, console toutes les victimes et leurs familles, ainsi que les familles des personnes présentées comme leurs bourreaux présumés !

Lainé GONKANOU, Correspondant régional