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Le ministre Bruno Nabagné Koné a appelé lundi les jeunes Ivoiriens à investir davantage dans l’agriculture, en faisant de la sécurisation du foncier rural un levier essentiel pour attirer financements et investissements.
Abidjan, le 22 septembre 2026 (crocinfos.net) – À l’occasion des Journées Portes Ouvertes du Groupe de la Banque mondiale, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a pris part, lundi 21 septembre 2026, à un panel consacré à l’agribusiness et au foncier rural, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, à Abidjan-Cocody.
Placée sous le thème « Agribusiness et foncier rural : vers une transformation créatrice d’emplois en Côte d’Ivoire », la rencontre a réuni des représentants de l’administration publique, des partenaires au développement et des opérateurs privés.
Bruno Koné invite les jeunes à saisir les opportunités agricoles
Devant les participants, Bruno Nabagné Koné a exhorté la jeunesse ivoirienne à s’intéresser davantage aux opportunités offertes par le secteur agricole.
« Les opportunités, c’est comme les trains. Ça passe et il faut monter au bon moment », a-t-il lancé, invitant les jeunes à ne pas rester en marge des possibilités d’investissement et d’emploi qu’offre l’agriculture.
Le ministre a souligné que l’agriculture ivoirienne dispose d’atouts importants, mais qu’elle doit désormais franchir une nouvelle étape dans sa transformation.
« Notre agriculture est forte, mais elle est à un tournant. Elle doit être modernisée, mécanisée, plus intensive et plus compétitive », a-t-il déclaré.
Cette transformation repose, selon lui, sur cinq priorités : la souveraineté alimentaire, la compétitivité des filières, la sécurisation du foncier rural, l’accès au financement et la durabilité des activités agricoles.
La sécurisation du foncier, une condition pour accéder au financement
Parmi ces priorités, le ministre a particulièrement insisté sur la question du foncier rural. La sécurisation des terres constitue, selon lui, un élément déterminant pour favoriser l’investissement et permettre aux jeunes de développer leurs exploitations dans la durée.
« Si un jeune veut moderniser son exploitation et chercher un financement, la première chose que demandera le banquier, c’est la sécurité sur le foncier », a-t-il souligné.
La question foncière apparaît ainsi comme un maillon essentiel entre la modernisation de l’agriculture et l’accès aux financements. Pour le gouvernement, la sécurisation des droits sur les terres doit contribuer à créer un environnement plus favorable à l’installation des jeunes et au développement des investissements privés.
Cette orientation vise également à renforcer la confiance des acteurs financiers et à faciliter la mobilisation de ressources nécessaires à la modernisation des exploitations agricoles.
Transformer davantage les productions locales
Bruno Nabagné Koné a par ailleurs insisté sur la nécessité d’accélérer la transformation locale des productions agricoles. L’enjeu consiste à créer davantage de valeur ajoutée à partir des matières premières produites en Côte d’Ivoire.
« Notre ambition est d’aller au-delà des produits de base, vers les coproduits, les sous-produits et les déchets », a-t-il expliqué.
Cette stratégie doit permettre de diversifier les sources de revenus des producteurs et de développer de nouvelles activités autour des chaînes de valeur agricoles.
Elle ouvre également des perspectives dans plusieurs segments de l’agribusiness, notamment la transformation, la valorisation des sous-produits et la création de nouvelles opportunités économiques autour des productions nationales.
L’agriculture au cœur de la création d’emplois
À travers cette approche, le gouvernement entend faire de l’agriculture un levier de souveraineté alimentaire, de création d’emplois, d’investissement et de revenus.
La jeunesse est appelée à occuper une place centrale dans cette transformation, à travers l’investissement dans les exploitations agricoles, l’entrepreneuriat et les activités liées aux différentes chaînes de valeur.
Pour le ministre, la modernisation du secteur agricole passe ainsi par la combinaison de plusieurs facteurs : sécurisation du foncier, accès au financement, mécanisation, compétitivité des filières et transformation locale des productions.
Médard KOFFI