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[Abidjan] Cinéma africain : le Salon du Cinéma au Féminin met l’accent sur la distribution et la découvrabilité des œuvres

[Abidjan] Cinéma africain : le Salon du Cinéma au Féminin met l’accent sur la distribution et la découvrabilité des œuvres

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La 6e édition du Salon du Cinéma au Féminin s’est ouverte jeudi à Abidjan autour des défis de distribution et de découvrabilité des œuvres africaines, avec un accent sur les femmes et jeunes talents.

Abidjan, le 1er octobre 2026 (crocinfos.net) – Le Salon du Cinéma au Féminin (SCF) a ouvert, jeudi 1er octobre 2026 à Abidjan, sa sixième édition autour d’une problématique centrale pour l’industrie cinématographique africaine : « Distribution et découvrabilité des œuvres cinématographiques en Afrique francophone : difficultés et solutions possibles ».

Prévu jusqu’au samedi 3 octobre, le rendez-vous entend contribuer au renforcement des compétences des professionnels, à la promotion des œuvres portées par les femmes et au développement de collaborations dans les secteurs du cinéma et de l’audiovisuel.

La distribution au cœur des enjeux

À l’ouverture, la commissaire générale du SCF, Rita Ambeu, a insisté sur la nécessité de favoriser une participation accrue des femmes dans l’industrie cinématographique, aussi bien dans la création que dans les espaces de décision.

Elle a également relevé les difficultés auxquelles sont confrontées les productions africaines pour accéder aux circuits de distribution et parvenir jusqu’à leur public.

Pour illustrer les initiatives en faveur de la relève, Rita Ambeu a évoqué « La Fabrique au Féminin », une résidence organisée en mars à Bouaké, qui a permis à trois jeunes réalisatrices de développer leurs projets.

Il s’agit de « Mémoire » de Leïla Marques, « Dame Sabot » de Frédérique Zakra et « En Boucle » d’Anaïs Maussia.

Les deux premiers films seront projetés en avant-première samedi, tandis que « En Boucle » sera présenté exclusivement au SICA, dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (ISMA).

Côte d’Ivoire Cinéma met l’accent sur la formation

Représentant la directrice générale de Côte d’Ivoire Cinéma, Eudes Pokou a salué la continuité du SCF et son rôle dans la structuration du secteur.

Il a rappelé les différents programmes de formation mis en œuvre par l’institution, notamment dans le développement de projets cinématographiques susceptibles d’être financés et dans la gestion des entreprises culturelles.

Eudes Pokou a également relevé la faible présence des femmes dans plusieurs métiers techniques du cinéma, notamment l’image, le son et la postproduction.

Pour lui, le développement des compétences constitue ainsi un levier pour favoriser l’accès des femmes à ces différents métiers et contribuer à une meilleure représentation dans l’ensemble de la chaîne de production cinématographique.

Panels, formations et nouvelles opportunités de diffusion

Durant les trois jours de l’événement, les participants prendront part à des panels, masterclass, ateliers de formation et séances de réseautage.

Le programme comprend également le laboratoire de projets « Pitch O’Féminin », destiné à accompagner la présentation et le développement de projets portés par des femmes.

Autre nouveauté annoncée, l’espace « On Move Cinema Courts » doit permettre de lancer un nouveau circuit de diffusion consacré aux courts métrages en Afrique francophone.

Le SCF prévoit également une projection spéciale baptisée « Écrans Rose », organisée à des fins caritatives dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein. Le public pourra notamment découvrir « Les Trois Lascars 2 », du réalisateur burkinabè Boubakar Diallo.

Une plateforme dédiée aux femmes et aux jeunes talents

Créé en 2021 par l’ONG YERDA, le Salon du Cinéma au Féminin se présente comme une plateforme de formation, de promotion et de réseautage destinée aux femmes et aux jeunes talents du cinéma et de l’audiovisuel en Afrique francophone.

À travers cette sixième édition, le SCF entend ainsi poursuivre les échanges sur les conditions de création, de circulation et de visibilité des œuvres africaines, tout en favorisant le développement des compétences et les collaborations professionnelles.

Médard KOFFI