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C R O C I N F O S

[Côte d’Ivoire] Un train à grande vitesse pour relier le Sud et le Nord

[Côte d’Ivoire] Un train à grande vitesse pour relier le Sud et le Nord

Souleymane Diarrassouba, ministre du Plan et du développement

La Côte d’Ivoire prévoit un Train à grande vitesse reliant Abidjan au nord du pays dans le cadre du PND 2026-2030, transformant la mobilité, l’aménagement du territoire et l’essor économique national.

ABIDJAN (Côte d’Ivoire), 26 mai 2026 (crocinfos) La Côte d’Ivoire s’apprête à franchir une étape majeure dans le domaine des infrastructures ferroviaires. Selon l’agence panafricaine Apanews.net, le gouvernement prévoit, dans le cadre du Programme national de développement (PND 2026-2030), la construction d’un Train à grande vitesse (TGV) reliant le sud et le nord du pays sur 640 kilomètres. Le corridor devrait relier Abidjan, Yamoussoukro, Bouaké, Korhogo et Ferkessédougou, desservant des axes stratégiques pour le développement économique et territorial.

Le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a précisé que la liaison entre Abidjan et Yamoussoukro serait assurée en seulement 45 minutes, facilitant le déplacement quotidien des professionnels et désengorgeant la capitale économique. Le projet s’inscrit dans une feuille de route ambitieuse pour moderniser le réseau de transport national, incluant le métro d’Abidjan (37 km), dont la mise en service est prévue pour 2029.

Outre le rail, le PND prévoit la construction de deux nouveaux aéroports internationaux à San-Pedro et Bondoukou, ainsi qu’une extension significative du réseau routier : 1 014 km d’autoroutes et 6 774 km de routes bitumées. Ces mesures visent à renforcer la connectivité nationale et à stimuler l’industrialisation et le développement régional.

Le plan de développement place l’État au centre de la planification stratégique, tout en encourageant la participation du secteur privé, qui devrait financer 70 % des investissements, le reste étant assuré par le secteur public. Le financement total est estimé à 114 838,5 milliards de F CFA sur cinq ans.

Pour mobiliser les ressources nécessaires, Abidjan accueillera, les 8 et 9 juillet 2026, un Groupe consultatif de haut niveau avec le soutien d’institutions internationales telles que la Banque mondiale, l’Union européenne, la Banque africaine de développement et le Système des Nations Unies. La rencontre visera à présenter cette vision aux partenaires financiers et à assurer un flux d’investissements public-privé.

Les autorités mettent en avant les effets attendus sur la structuration économique du pays : développement des pôles régionaux, accélération de l’industrialisation et transformation productive locale. L’objectif affiché est de hisser la Côte d’Ivoire au rang de pays à revenu intermédiaire supérieur à l’horizon 2030, tout en consolidant une nation stable et solidaire.

Analystes et acteurs économiques soulignent que la réussite du TGV dépendra non seulement de la maîtrise technique, mais aussi de la capacité de l’État à coordonner les partenaires privés et internationaux, à sécuriser les financements et à gérer les impacts sociaux et environnementaux du corridor ferroviaire.

Le TGV ivoirien promet ainsi de transformer le paysage des transports, d’améliorer la mobilité et de favoriser une intégration territoriale plus efficace, tout en s’inscrivant dans une stratégie nationale ambitieuse de développement économique et social.


Athanase Kangah