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C R O C I N F O S

[Accident Touba-Biankouma] Diarra Transport sanctionné

[Accident Touba-Biankouma] Diarra Transport sanctionné

Le car en question

Après l’accident grave sur l’axe Touba-Biankouma, le ministère des Transports annonce la suspension de Diarra Transport et impose des contrôles stricts de ses véhicules, en attendant les suites judiciaires et administratives.

ABIDJAN, 24 juillet 2026 (crocinfos)— Le ministère des Transports et des Affaires maritimes a annoncé, vendredi, la suspension immédiate de la carte de transporteur de la société Diarra Transport, à la suite du grave accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma.

Cette décision intervient après les premières conclusions des investigations techniques et administratives menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident, en abrégé BEA. L’enquête avait été ordonnée par le ministre des Transports et des Affaires maritimes dans un communiqué publié le 13 juillet 2026, afin de déterminer les circonstances et les causes de l’accident, qui a occasionné d’importants dégâts humains et matériels.

Selon le communiqué signé par le directeur de cabinet du ministère, Dioman Koné, ce jour, les investigations préliminaires ont mis en évidence « plusieurs manquements graves » aux règles encadrant le transport intérieur et la mise en circulation des véhicules affectés au transport de passagers.

Ces manquements concerneraient notamment les dispositions de la loi n° 2014-812 du 16 décembre 2014 portant orientation du transport intérieur, ainsi que celles du décret n° 2017-70 du 1er février 2017 relatif au contrôle technique automobile.

Outre la suspension de sa carte de transporteur, Diarra Transport devra transférer l’ensemble de ses autocars à Abidjan afin qu’ils soient soumis à une inspection technique et à une vérification de leur conformité administrative, en présence des services compétents du ministère.

La société devra également prouver que ses conducteurs détiennent un Certificat d’aptitude de conducteur routier, condition préalable à toute éventuelle reprise de ses activités.

Le ministère exige par ailleurs le paiement intégral des amendes correspondant aux infractions routières impliquant les autocars de l’entreprise, ainsi que le remboursement de la totalité des frais justifiés engagés à l’occasion de l’accident.

Ces mesures administratives sont prises sans préjudice de la procédure judiciaire en cours. Elles resteront applicables jusqu’à leur exécution complète.

Le ministère a enfin appelé les transporteurs, conducteurs et usagers de la route au respect strict du Code de la route, réaffirmant son mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route ».


Athanase Kangah