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[Inondations en Côte d’Ivoire] Le mouvement politique ADCI alerte sur les inondations et le relogement

[Inondations en Côte d’Ivoire] Le mouvement politique ADCI alerte sur les inondations et le relogement

A titre d'illustration. Ph. Dr

Depuis son siège à Yamoussoukro, le mouvement politique ADCI exprime sa compassion après les inondations ayant fait 59 morts en Côte d’Ivoire depuis mai 2026, tout en appelant à une meilleure gestion des risques et du relogement.

YAMOUSSOUKRO, 4 juillet 2026 (Crocinfos) – Le Mouvement politique Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire (ADCI) a publié une déclaration de soutien et de compassion à l’endroit des victimes des inondations survenues depuis le début de la grande saison des pluies, à la mi-mai 2026, lesquelles ont déjà occasionné de lourdes pertes humaines et d’importants dégâts matériels à travers le pays.

Selon les données évoquées par le mouvement, le bilan provisoire s’élèverait à 59 décès, auxquels s’ajoutent de nombreux blessés ainsi que d’importants dommages matériels. Dans ce contexte, le secrétaire exécutif du mouvement politique ADCI, Roger Youan, au nom du mouvement politique, « s’incline respectueusement » devant la mémoire des disparus et adresse ses condoléances aux familles endeuillées, tout en formulant des vœux de prompt rétablissement aux blessés.

Le mouvement politique exprime également sa solidarité à l’endroit des populations ayant perdu leurs biens, tout en soulignant la récurrence de ces catastrophes naturelles. Roger Youan estime que la Côte d’Ivoire est désormais confrontée de manière cyclique à des inondations destructrices, en dépit des mesures publiques annoncées ou mises en œuvre ces dernières années.

Cependant, le mouvement politique émet plusieurs réserves quant à la faisabilité et à l’efficacité de ce programme, notamment en raison de l’absence de recensement préalable des populations concernées.

Dans sa déclaration, ADCI appelle par ailleurs à une réflexion institutionnelle sur la gestion des catastrophes, estimant qu’un deuil national aurait pu être décrété afin d’honorer la mémoire des victimes. Le mouvement salue néanmoins la décision gouvernementale de lancer un programme de construction de 12 000 logements destinés au relogement des populations vivant dans les zones à risque.

Cependant, le mouvement politique émet plusieurs réserves quant à la faisabilité et à l’efficacité de ce programme, notamment en raison de l’absence de recensement préalable des populations concernées. Il s’interroge sur la capacité à identifier et localiser les personnes déguerpies, évoquant notamment le cas des populations de GESCO, déplacées en 2024 et aujourd’hui dispersées sur le territoire national.

ADCI évoque également la situation des anciens occupants des zones de GESCO et de Koumassi-Campement, dont certains affirment détenir des titres de propriété, et dont les conditions de relogement demeurent, selon le mouvement, insuffisamment clarifiées.

Enfin, le mouvement plaide pour une approche du développement « à visage humain », estimant que les politiques publiques doivent viser le bien-être des citoyens sans les exposer à de nouvelles vulnérabilités. Il réaffirme sa solidarité aux sinistrés ainsi qu’aux personnes actuellement sans abri.


Athanase Kangah