Le Mouvement des Générations Capables (MGC) présidée par Dr Simone Ehivet Gbagboréagit à la dissolution de la CEI
Le MGC a salué la dissolution de la CEI mais l'a jugée tardive, réclamant la mise en place immédiate d'un organe électoral indépendant pour garantir des élections transparentes et renforcer la cohésion nationale.
Abidjan, 6 mai 2026 (crocinfos) – Le Mouvement des Générations Capables (MGC) a « pris acte » mercredi de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), décidée le même jour en Conseil des ministres, tout en jugeant la mesure « tardive » et en réclamant la mise en place immédiate d’un organe électoral « véritablement indépendant ».
Dans une ordonnance adoptée « au titre du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité », le gouvernement ivoirien a acté la fin de la CEI, institution au cœur de vives contestations depuis plusieurs scrutins.
Pour le MGC, présidé par Simone Ehivet Gbagbo, cette dissolution « constitue une étape importante dans le processus de refondation du cadre institutionnel électoral », mais aurait dû intervenir « avant l’élection présidentielle de 2025 » afin de garantir « un scrutin plus serein, équitable et conforme aux standards démocratiques internationaux ».
« Une réforme anticipée aurait favorisé un climat de confiance entre les différents acteurs politiques, réduit les tensions électorales et renforcé la légitimité des institutions issues des urnes », souligne le communiqué du parti.
Le mouvement estime que la décision gouvernementale « ne doit pas constituer une fin en soi » et appelle à ouvrir « sans délai » un dialogue national associant « toutes les forces politiques, les organisations de la société civile et les acteurs indépendants ».
Objectif affiché : créer un nouvel organe électoral composé de « personnalités reconnues pour leur intégrité, sans appartenance partisane », chargé de « garantir la transparence et la crédibilité des futures consultations ».
Le MGC conditionne la consolidation de la paix et de la cohésion nationale à trois préalables : « un nouvel organe électoral indépendant, un redécoupage électoral équitable et une révision exhaustive et consensuelle de la liste électorale ».
La dissolution de la CEI intervient sept mois après la présidentielle d’octobre 2025, dont les résultats avaient été contestés par une partie de l’opposition. Le gouvernement n’a pas encore précisé le calendrier ni les modalités de remplacement de l’institution dissoute.
Athanase Kangah