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La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) a ouvert, lundi 19 octobre 2026 à Grand-Bassam, un atelier de révision des textes anticorruption, en vue de moderniser le cadre juridique ivoirien et renforcer son efficacité.
Grand-Bassam, le 21 octobre 2026 (crocinfos.net) – La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) a lancé, lundi 19 octobre 2026 à Grand-Bassam, un atelier consacré à la révision et à l’élaboration des textes relatifs à la prévention et à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées. Prévue jusqu’au 23 octobre, cette rencontre vise à adapter le dispositif juridique national aux réalités actuelles et aux exigences internationales.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Maître Assi Emmanuel, membre du Conseil de la HABG, représentant le président de l’institution, Zoro Bi Ballo Épiphane. Elle a été marquée par le mot de bienvenue du secrétaire général, Oumar Doh Diamouténé, suivi du discours d’ouverture de son représentant.
Des insuffisances à corriger dans les textes existants
Dans son allocution de bienvenue, Oumar Doh Diamouténé a salué la mobilisation de l’expertise interne pour conduire cette réforme. Il a rappelé que l’application des textes adoptés depuis 2013 a permis de relever certaines insuffisances nécessitant des ajustements.
Le secrétaire général a ainsi invité les participants à faire preuve de rigueur technique, d’ouverture et d’engagement afin de proposer des instruments juridiques mieux adaptés aux réalités nationales.
Au nom du président de la HABG, Maître Assi Emmanuel a souligné que la lutte contre la corruption constitue un enjeu majeur pour la consolidation de l’État de droit, la transparence dans la gestion publique, la préservation des ressources nationales et le renforcement de la confiance des citoyens dans les institutions.
Tout en saluant les progrès accomplis par la Côte d’Ivoire, il a insisté sur la nécessité d’adapter continuellement le dispositif national aux nouvelles formes de criminalité et à l’évolution des standards internationaux. Il a notamment relevé les insuffisances de certains textes et l’absence de dispositions d’application, susceptibles de limiter l’efficacité des mécanismes de prévention, de détection et de répression.
Cinq nouveaux projets de décrets annoncés
Durant les cinq jours de travaux, les participants procéderont à l’examen des textes en vigueur et prépareront des avant-projets de textes modificatifs. Les travaux porteront notamment sur les deux ordonnances du 20 septembre 2013, qui constituent le socle du dispositif national de lutte contre la corruption.
L’atelier prévoit également l’élaboration de cinq nouveaux avant-projets de décrets couvrant des domaines essentiels de la gouvernance publique et de la prévention de la corruption. Ils concerneront les déclarations de patrimoine, la transparence des relations entre l’administration et le public, la prévention de la corruption dans les entreprises privées, les mesures attendues de la société civile, des partis politiques et des médias, ainsi que le régime juridique des cadeaux dans l’administration publique.
Pour Maître Assi Emmanuel, ces travaux doivent aller au-delà de simples ajustements techniques et contribuer à bâtir un environnement institutionnel plus transparent, responsable et résilient. Il a appelé les participants à mettre leur expertise et leur connaissance des réalités opérationnelles au service de propositions concrètes, avant de déclarer officiellement l’atelier ouvert.
À travers cette initiative, la HABG entend consolider les acquis de la lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire et renforcer la cohérence du cadre juridique national. L’objectif est de disposer d’instruments plus efficaces, conformes aux engagements internationaux du pays et mieux adaptés aux défis actuels de la bonne gouvernance.
Médard KOFFI