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[Côte d’Ivoire – Justice] L’INFJ renforce les capacités des magistrats sur la détention préventive

[Côte d’Ivoire – Justice] L’INFJ renforce les capacités des magistrats sur la détention préventive

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L’Institut national de formation judiciaire (INFJ) organise trois jours de formation destinés aux magistrats ivoiriens sur la détention préventive et les alternatives à la privation de liberté, afin de renforcer les pratiques judiciaires.

Abidjan, le 21 octobre 2026 (crocinfos.net) – La détention préventive et les alternatives à la privation de liberté sont au cœur d’un séminaire de renforcement des capacités des magistrats ouvert le mardi 20 octobre 2026 au Centre de formation continue (CFC) de l’Institut national de formation judiciaire (INFJ).

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Yves Roger Bernard Dali, sous-directeur de la Formation continue de l’École de la magistrature. Il représentait, à cette occasion, le directeur général de l’INFJ, Marie-Léonard Lebry, et la directrice de l’École de la magistrature, Noëlle Angeline Petey.

L’INFJ engagé dans le renforcement des compétences judiciaires

Au cours de son intervention, Yves Roger Bernard Dali a réaffirmé l’adhésion de l’INFJ à la vision du garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Jean Sansan Kambilé, en matière de formation du personnel judiciaire, notamment des magistrats.

Cette démarche vise à permettre aux acteurs de la justice de mieux répondre aux réalités et aux exigences du système judiciaire ivoirien, particulièrement en ce qui concerne le recours à la détention avant jugement.

Le responsable a également présenté les deux expertes chargées d’animer les travaux. Il s’agit d’Agathe Glélé épouse Olloé, magistrate et vice-présidente du Pôle pénal économique et financier, ainsi que d’Hélène G. Soumahoro épouse Séry, magistrate et juge d’instruction au troisième cabinet du tribunal de première instance (TPI) d’Abidjan.

Après les avoir remerciées pour leur contribution à la formation des magistrats, Yves Roger Bernard Dali a officiellement déclaré ouverte la session au nom du directeur général de l’INFJ.

Trois jours consacrés au cadre juridique et aux garanties procédurales

Durant trois jours, les magistrats chargés des poursuites et de l’instruction examineront plusieurs aspects fondamentaux de la détention préventive et des mesures permettant d’éviter le recours systématique à la privation de liberté.

Les travaux porteront notamment sur le cadre juridique national applicable à la détention préventive, les principes qui encadrent la privation de liberté avant jugement ainsi que les conditions légales et factuelles susceptibles de justifier une telle mesure.

Les participants se pencheront également sur les garanties procédurales reconnues aux personnes privées de liberté, les différentes alternatives prévues par la législation et les mécanismes de contrôle, de réexamen et de mise en liberté.

À travers ces échanges, la formation entend renforcer la maîtrise des règles applicables par les magistrats, afin de favoriser une utilisation rigoureuse de la détention préventive et une meilleure prise en compte des droits des personnes concernées.

La lutte contre les détentions abusives en toile de fond

Ce séminaire intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités judiciaires de lutter contre les détentions abusives ou injustifiées. Le 22 avril 2026, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Jean Sansan Kambilé, avait pris une circulaire consacrée à cette problématique.

La tenue de cette session de formation s’inscrit ainsi dans une dynamique de renforcement des compétences des magistrats sur les conditions de recours à la détention préventive et les solutions alternatives prévues par la législation.

L’enjeu est de concilier les nécessités de la procédure pénale avec le respect des garanties fondamentales des personnes mises en cause, tout en contribuant à une administration de la justice plus rigoureuse et respectueuse des droits.

Médard KOFFI