Yaya Fofana, président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA)
Le Ramadan, temps sacré de réflexion et d'équilibre, invite à l'introspection et au discernement. En ce jour de fête, Yaya Fofana appelle à des choix justes, équilibrés et empreints de sagesse pour la Côte d'Ivoire.
Par Yaya Fofana, président du MFA
Chers compatriotes,
Chers frères et sœurs en islam,
Chers amis de toutes confessions,
En ce jour de fête marquant l’aboutissement du Ramadan, je souhaite à chacune et à chacun paix, santé et élévation. Que Dieu accueille nos efforts, purifie nos intentions et éclaire les chemins que nous empruntons, individuellement comme collectivement.
Le temps que nous venons de traverser est un temps d’épreuve et de discernement. Il nous rappelle que toute responsabilité confiée à l’homme porte en elle sa propre mesure, et que l’équilibre ne se maintient jamais durablement en dehors de la justesse.
Il est des périodes où les apparences peuvent donner le sentiment de stabilité. Pourtant, chacun sait au fond de lui-même que seule la solidité des fondations permet de traverser les cycles sans heurts. Ce qui est aligné se renforce. Ce qui est déséquilibré appelle, tôt ou tard, un réajustement.
Notre Nation s’approche d’un moment où les choix, même discrets, produiront des effets visibles. Dans ces instants, les décisions les plus déterminantes ne sont pas toujours celles qui s’imposent par la force, mais celles qui rétablissent l’équilibre avec mesure et discernement.
L’Histoire avance avec constance. Elle ne se précipite pas, mais elle ne s’arrête jamais. Elle distingue, avec le temps, ceux qui ont su lire les signes, comprendre les attentes profondes et agir avec justesse, de ceux qui auront préféré s’en remettre aux certitudes du moment.
J’invite chacun, à son niveau de responsabilité, à faire preuve de lucidité, de retenue et de sens de la mesure. Il est toujours possible d’ajuster avant que le réel ne s’impose, toujours possible d’ouvrir ce qui semblait fermé, et de rééquilibrer ce qui paraissait figé.
Mais au-delà des ajustements nécessaires, une évidence s’impose déjà. Les nations qui avancent sont celles qui savent transformer les épreuves en fondations nouvelles, celles qui ont le courage de corriger sans attendre d’être contraintes, celles qui choisissent d’élever leur trajectoire plutôt que de s’enfermer dans la répétition.
La Côte d’Ivoire porte en elle cette capacité. Elle a en elle les ressources humaines, spirituelles et historiques pour franchir un cap, pour entrer dans une nouvelle étape de son destin, plus juste, plus équilibrée et plus fidèle à ce qu’elle promet à ses enfants.
À la jeunesse, je dis simplement, restez attentifs et exigeants. Vous êtes les porteurs d’un temps qui ne devra pas se contenter d’hériter, mais qui devra transformer. Aucun avenir solide ne se construit dans l’oubli de la justice, ni dans le renoncement à la vérité.
À tous, je souhaite que cette fête soit un moment de clarté intérieure et de paix véritable. Car la paix n’est durable que lorsqu’elle repose sur des bases justes, équilibrées et partagées.
Et parce que chaque Nation a rendez-vous avec son propre niveau d’exigence, je crois profondément que le nôtre approche. Ce rendez-vous ne sera pas celui des discours, mais celui des choix, pas celui des apparences, mais celui de la vérité.
Qu’Allah bénisse chacune de vos familles.
Qu’Il protège notre patrie.
Qu’Il accorde à notre Nation la justesse dans ses choix et la sagesse dans ses orientations.
Bonne fête de Ramadan à toutes et à tous.
Fait à Abidjan, le 19 mars 2026