La députée-maire de Gohitafla, Naya Jarvis Zamblé
Face aux critiques sur les réseaux sociaux, la députée-maire de Gohitafla, Naya Jarvis Zamblé, réaffirme son engagement contre la spoliation foncière et pour la défense des femmes rurales, dénonçant les « distractions » autour de son action politique.
Abidjan, le 13 mars 2026 (crocinfos.net) – La députée-maire de Gohitafla, Naya Jarvis Zamblé, répond aux critiques sur les réseaux sociaux et réaffirme son engagement contre la spoliation foncière et pour la défense des femmes rurales.
La députée-maire de Gohitafla, Naya Jarvis Zamblé, est sortie de sa réserve pour répondre aux critiques et commentaires qui circulent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux à propos de son engagement politique et de ses prises de position.
Quand il s’agit de travailler sérieusement, de rédiger des textes et de proposer des solutions, les bureaux sont vides
Dans une déclaration ferme, l’élue affirme qu’elle ne se laissera pas détourner de ses priorités. « La distraction ne passera pas par moi », a-t-elle lancé, dénonçant les analyses et jugements hâtifs de certains internautes qu’elle qualifie de « grands analystes de Facebook ».
Un rappel de son engagement sur la question foncière
Pour la parlementaire, les critiques actuelles contrastent avec le silence observé lors de certaines initiatives majeures qu’elle dit avoir portées. Elle rappelle notamment l’appel citoyen lancé le 27 février 2025 pour la création d’une commission de réflexion chargée de proposer un projet de loi sur les dérives du secteur foncier, dans le contexte de l’affaire Komé Bakary.
Mon engagement ne dépend pas des applaudissements
Cette initiative visait, selon elle, à rassembler experts et citoyens afin d’élaborer des propositions concrètes pour lutter contre la spoliation des terres, la falsification des sceaux de la République et renforcer la protection des droits des Ivoiriens sur leur patrimoine foncier.
Mais, déplore-t-elle, cet appel n’a pas suscité l’engouement attendu. « Quand il s’agit de travailler sérieusement, de rédiger des textes et de proposer des solutions, les bureaux sont vides », a-t-elle regretté, évoquant un « silence assourdissant » face à cette démarche.
Une dénonciation des polémiques sur les réseaux sociaux
En revanche, poursuit la députée-maire, les réactions se multiplient lorsqu’il s’agit de commenter ou de critiquer son combat en faveur des femmes en situation de précarité, notamment celles vivant en milieu rural.
Elle fustige ainsi ce qu’elle considère comme une forme d’hypocrisie de la part de certains observateurs qui, selon elle, se montrent absents lors des débats de fond mais actifs dans les polémiques en ligne.
Des actions revendiquées sur le terrain
L’élue rappelle également ses interventions à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, où elle affirme avoir interpellé les autorités sur la question de la justice et des réseaux de faussaires impliqués dans les litiges fonciers.
Au-delà de l’hémicycle, Naya Jarvis Zamblé met en avant ses actions sur le terrain, notamment dans les localités rurales de sa circonscription, où elle dit œuvrer pour l’amélioration de l’accès à l’eau potable, à l’éducation et aux services de santé.
Un engagement revendiqué pour les droits fonciers et les femmes rurales
Pour la députée-maire, son combat vise à garantir que la législation ivoirienne protège toutes les catégories de la population, en particulier les propriétaires terriens victimes de spoliation et les femmes rurales mariées selon les coutumes mais dépourvues de statut juridique reconnu.
Elle assure enfin qu’elle continuera à rappeler, dans les prochains jours, les différentes initiatives et combats qu’elle affirme avoir menés au service de ses concitoyens.
« Mon engagement ne dépend pas des applaudissements », conclut-elle, réaffirmant sa détermination à poursuivre son action politique et sociale.
Médard K.