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C R O C I N F O S

[Affaire Katinan Koné] L’ADCI dénonce les risques pour le pluralisme politique en Côte d’Ivoire

[Affaire Katinan Koné] L’ADCI dénonce les risques pour le pluralisme politique en Côte d’Ivoire

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Le mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI) apporte son soutien politique et sa solidarité à Justin Katinan Koné, placé sous mandat de dépôt après l’ouverture d’une information judiciaire, tout en appelant au respect de l’État de droit et du pluralisme politique.

Abidjan, le 16 septembre 2026 (crocinfos.net) – Le Mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI) a réagi à la mise sous mandat de dépôt de Justin Katinan Koné, quatrième vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI). Dans une déclaration datée du 15 septembre 2026 et signée par son secrétaire exécutif, Roger Youan, la formation politique estime que l’évolution de cette procédure judiciaire soulève des enjeux relatifs à la liberté d’expression politique et au pluralisme démocratique.

Une procédure judiciaire aux qualifications élargies

Justin Katinan Koné a été placé sous mandat de dépôt le 11 septembre 2026 après l’ouverture d’une information judiciaire par la Section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan. Selon le parquet, la procédure fait notamment suite à une plainte déposée le 7 septembre par le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), portant sur des faits présumés de diffamation, d’injure par le biais d’un système d’information et de diffusion de fausses nouvelles.

Le parquet indique toutefois que l’affaire a également donné lieu à des investigations sur la participation présumée du responsable du PPA-CI aux troubles survenus durant la période électorale de 2025. À l’issue de son audition, une information judiciaire a été ouverte et plusieurs qualifications pénales ont été retenues, notamment des faits qualifiés d’actes terroristes, d’attentat et de complot contre l’autorité de l’État, de participation à un mouvement insurrectionnel et d’atteinte à l’ordre public.

Ces qualifications correspondent, à ce stade, aux poursuites engagées dans le cadre de la procédure et ne constituent pas une condamnation définitive.

L’ADCI met en avant le pluralisme politique

Dans sa déclaration, l’ADCI affirme prendre acte de cette évolution judiciaire sans préjuger du fond du dossier. Le mouvement considère néanmoins que l’affaire a désormais une portée politique importante, notamment au regard de la place de l’opposition dans le fonctionnement démocratique.

« Au-delà du sort réservé à un dirigeant de l’opposition », l’ADCI estime que le débat porte également sur la place du pluralisme, de la liberté d’expression politique et sur la capacité des formations d’opposition à exercer leur rôle dans la démocratie.

Le mouvement réaffirme parallèlement son attachement aux institutions de la République, à l’autorité de la justice et à l’État de droit. Il appelle, dans ce contexte, au respect des garanties prévues par la Constitution et les lois pour toute personne impliquée dans une procédure judiciaire.

« Une opposition libre, forte et respectée »

Pour l’ADCI, le pluralisme politique constitue un élément essentiel du fonctionnement démocratique. Le mouvement estime que les partis d’opposition doivent pouvoir organiser leurs activités, défendre leurs positions, mobiliser leurs militants et exprimer leurs critiques dans le cadre de la loi.

La formation politique considère également que la contradiction et le débat d’idées participent à la vitalité des institutions. Dans cette perspective, elle met en avant la liberté d’expression et la liberté d’organisation politique comme des éléments permettant aux citoyens de participer pleinement à la vie publique.

Soutien politique et solidarité humaine à Katinan Koné

L’ADCI annonce ainsi un « soutien politique ferme » à Justin Katinan Koné, en expliquant que cette position repose, selon elle, sur son attachement aux libertés démocratiques, au pluralisme politique et à la protection des droits fondamentaux.

Le mouvement exprime également sa solidarité à l’endroit de Justin Katinan Koné, de sa famille, de ses proches ainsi que des militants et sympathisants du PPA-CI.

Cette prise de position intervient alors que le PPA-CI a lui-même contesté la procédure judiciaire engagée contre son quatrième vice-président et demandé sa libération.

Un appel à préserver les principes démocratiques

Dans la dernière partie de sa déclaration, l’ADCI élargit son propos à la responsabilité des acteurs politiques dans la préservation des libertés publiques et des institutions.

Le mouvement invite ainsi les responsables politiques à considérer que les situations de pouvoir évoluent, tandis que les institutions républicaines sont appelées à perdurer. Il estime, en conséquence, que la protection des droits et libertés doit s’appliquer aux adversaires politiques comme à l’ensemble des citoyens.

Par cette déclaration, l’ADCI entend donc replacer l’affaire Katinan Koné dans un débat plus large sur l’État de droit, les libertés politiques et le pluralisme en Côte d’Ivoire, tout en laissant à la justice le soin de poursuivre la procédure engagée.

Fait à Abidjan, le 15 septembre 2026

Pour ADCI

Le Secrétaire exécutif

Roger YOUAN