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Quelques jours après les affrontements intercommunautaires survenus à Kossandji, dans le département d’Alépé, la justice ivoirienne a inculpé 18 suspects et ordonné leur placement sous mandat de dépôt, après un bilan de sept morts.
Abidjan, le 13 août 2026 (crocinfos.net) – La justice ivoirienne a engagé des poursuites dans le cadre des violents affrontements intercommunautaires survenus le 4 août 2026 à Kossandji, localité située dans la sous-préfecture de Danguira, dans le département d’Alépé. Dix-huit personnes ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt pour leur implication présumée dans ces violences qui ont fait sept morts et plusieurs blessés.
Une enquête ouverte après les affrontements
Les violences, qui ont opposé des membres de différentes communautés, ont dégénéré en affrontements particulièrement violents. Outre les pertes en vies humaines et les blessés, les événements ont occasionné d’importants dégâts matériels.
Selon un communiqué du procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abobo, une personne demeure portée disparue à la suite de ces affrontements.
Compte tenu de la gravité des faits, le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les personnes impliquées, d’établir les responsabilités et de les traduire devant la justice.
Les investigations conduites par les services compétents ont abouti à l’interpellation de 18 suspects. Déférés devant le parquet le mercredi 12 août 2026, ils font désormais l’objet d’une information judiciaire.
Plusieurs infractions retenues contre les suspects
Les personnes mises en cause sont poursuivies pour plusieurs infractions, notamment meurtre, troubles à l’ordre public, détention illégale d’armes à feu des cinquième et sixième catégories, association de malfaiteurs, vol commis de nuit et en réunion, dégradations volontaires de biens mobiliers, destruction volontaire d’immeubles par incendie ainsi que coups et blessures volontaires.
Ces faits sont prévus et réprimés par plusieurs dispositions du Code pénal ivoirien, ainsi que par la loi du 23 décembre 1998 relative à la réglementation des armes, des munitions et des substances explosives.
À l’issue de leur présentation devant le parquet, les 18 suspects ont été inculpés des faits retenus contre eux et placés sous mandat de dépôt, dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.
Faire toute la lumière sur les responsabilités
Cette décision marque une nouvelle étape dans le traitement judiciaire d’une affaire qui a profondément marqué les populations de Kossandji et des localités environnantes.
Les investigations devront notamment permettre de déterminer avec précision les circonstances dans lesquelles les affrontements ont éclaté, d’identifier le rôle joué par chacun des mis en cause et d’établir les responsabilités individuelles.
Au-delà de la réponse judiciaire, ces violences ravivent la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et de règlement pacifique des conflits communautaires, particulièrement dans les zones rurales où les tensions peuvent rapidement dégénérer.
À travers l’ouverture de cette procédure, les autorités judiciaires affichent leur volonté de faire toute la lumière sur les événements du 4 août et de contribuer au rétablissement durable de la paix et de la cohésion sociale à Kossandji.
Communiqué du Parquet près le Tribunal de Première Instance d’Abobo
La rédaction