légende
Face à la montée du chômage qui fragilise la jeunesse de la région du Gôh, le président du Conseil départemental des chefs de village de Gagnoa, l’honorable Dago Boga Joachim, dit Boga Sivori, a lancé un appel solennel aux cadres, élus et opérateurs économiques locaux à unir leurs compétences pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes du Gôh.
Gagnoa, le 12 octobre 2026 (crocinfos.net) – En Côte d’Ivoire, et plus particulièrement dans le Gôh, la question de l’employabilité des jeunes demeure au centre des préoccupations régionales. D’où le cri de cœur du président du Conseil départemental des chefs de village de Gagnoa à l’endroit des forces vives. C’était à l’ouverture officielle du festival « Titêh », le samedi 10 octobre 2026, à la place Laurent Gbagbo de la ville de Gagnoa.
Le cri de cœur de l’honorable Boga Sivori
L’honorable Boga Sivori plaide pour l’union des filles et fils du Gôh autour de l’organisation d’un festival unique pour le département de Gagnoa
Pour le chef du village de Gnalégribouo, dans le canton Paccolo, l’attente passive des projets étatiques ne suffit plus à contenir l’urgence sociale. C’est pourquoi il a cité le peuple baoulé en exemple. En effet, selon lui, le traditionnel « Paquinou » constitue une tribune annuelle pour le développement des localités du centre de la Côte d’Ivoire.
D’où son appel aux hauts cadres de la région, toutes tendances politiques confondues, à s’activer en faveur de leurs jeunes frères et sœurs.
« La véritable richesse de notre département réside dans sa jeunesse. Nous ne pouvons plus regarder nos bras valides sombrer dans l’oisiveté. J’invite solennellement tous nos cadres à mutualiser leurs forces, à créer des entreprises locales et à faciliter l’insertion de nos enfants », a plaidé le garant des us et coutumes.
Compléter les efforts de l’État par des initiatives endogènes
Cette sortie de la chefferie traditionnelle ne rejette pas les efforts gouvernementaux, mais appelle plutôt à une synergie d’actions entre les cadres.
Cependant, face à la demande croissante, le chef Boga Sivori estime que le secteur privé local et l’entrepreneuriat des cadres doivent prendre le relais, avec pour ambition de « transformer le potentiel agricole et économique de Gagnoa en un bassin d’emplois durables, afin d’inciter les jeunes à s’orienter vers l’auto-emploi plutôt que de céder au découragement ».
L’insertion professionnelle, gage d’une cohésion sociale durable
Au-delà de l’aspect purement économique, cet appel s’inscrit dans une logique de préservation de la paix. Pour la chefferie de Gagnoa, « un jeune financièrement indépendant est un citoyen protégé contre les manipulations de tous genres ». La lutte contre le chômage est ainsi présentée comme le premier levier de la stabilité et du développement de la région du Gôh.
Au-delà de l’appel à la solidarité de tous les fils et filles du département en faveur de l’employabilité des jeunes, le chef traditionnel a saisi cette tribune pour inviter les initiateurs des différents festivals à fédérer leurs idées et leurs forces afin de créer un festival unique pour le département de Gagnoa, à l’instar des autres régions du pays.
Lainé GONKANOU, correspondant régional, avec les informations d’Edson Djédjé Capri à Gagnoa